Nuisances des avions à Bruxelles : la tolérance zéro appliquée dès samedi

AFP / J. TALLIS

Le gouvernement bruxellois a décidé de maintenir sa décision d’appliquer intégralement l’arrêté fixant une limite au bruit des avions qui survolent la capitale, mais il se dit favorable à la poursuite-du dialogue initié par le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) et assure qu’aucune amende ne sera perçue avant au grand minimum un an à un an et-demi, ont annoncé jeudi midi le ministre-président Rudi Vervoort (PS) et la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (cdH).

«Nous avons largement discuté de cette question qui pollue la vie des Bruxellois depuis des années. Nous constatons que des ouvertures ont été faites par le ministre fédéral de la Mobilité. Nous voulons participer réellement à une recherche de solution mais nous sommes loyalistes. L’arrêté bruit trouvera à s’appliquer», a commenté Rudi Vervoort à l’issue de la réunion.

Comme lui, la ministre de l’Environnement a souligné qu’entre le moment du constat de l’infraction et le paiement de l’amende, il se déroule au minimum un an à un an et demi, voire deux ans.

Arrêté validé plusieurs fois

«Mais ’dura lex, sed lex’» (ndlr: la loi est dure, mais c’est la loi), a ajouté Mme Fremault, rappelant que l’arrêté bruit de la Région bruxelloise avait été validé à diverses reprises par plusieurs décisions de justice.

«Je ne voudrais donc pas que l’on fasse croire qu’en appliquant l’arrêté bruit on refuse de trouver une solution. Le délai de procédure devrait permettre de trouver une solution durable» a encore dit Rudi Vervoort, soulignant que la longueur de ce délai ne devait pas perturber un dialogue serein en vue d’une solution durable.

De son côté, le ministre des Finances, Guy Vanhengel (Open Vld), a souligné que le ministre fédéral de la Mobilité avait entamé le travail de recherche d’une solution, qui prenait la bonne direction et que le gouvernement bruxellois était disposé à en parler.