Deux Wallons sur cinq veulent davantage de radars

Belga / N. Maeterlinck

Près de 40% de Wallons estiment qu’il faudrait plus de radars en Wallonie et 50% pensent même que ces derniers sont utiles à la sécurité routière, ressort-il mercredi d’une enquête de l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR).

Les résultats de cette enquête ont été publiés à l’occasion du 7e marathon de contrôles de vitesse excessive. Environ un quart des conducteurs (23%) utilisent par ailleurs au moins un système pour être averti de la présence des radars.

Les contrôles en matière de vitesse semblent avoir un effet sur le comportement d’une bonne partie des conducteurs contrevenants, un tiers des Wallons verbalisés en 2015 (34%) disant conduire moins vite à la suite de leur sanction.

Quant à ceux qui se plaignent des radars, ils n’ont qu’à rouler moins vite, pensent plus de 60% des conducteurs interrogés.

Parmi les automobilistes utilisant au moins un système pour être averti de la présence d’un tel dispositif de contrôle, 11% utilisent Facebook ou un autre réseau social, 10% ont recours à un avertisseur de radar payant comme Coyote et 10% optent plutôt pour un système gratuit.

Attention aux avertisseurs illégaux

« Il est également interpellant de constater qu’un Wallon sur 20 utilise un détecteur de radar et que près de 3% des conducteurs interrogés utilisent un brouilleur de radars », constate l’AWSR, qui rappelle qu’un conducteur pris sur le fait avec ces deux systèmes illégaux risque une amende pouvant aller de 600 à 6.000 euros et une peine de prison de 15 jours à 3 mois.

Les adeptes de ces avertisseurs, qui sont dans leur majorité des hommes (un conducteur wallon sur quatre, contre une conductrice sur dix) ayant entre 18 et 34 ans, sont toutefois ceux qui reçoivent le plus de PV. Parmi les Wallons qui utilisent ces systèmes d’avertissement, 26% ont en effet eu au moins un PV pour excès de vitesse en 2015 et ce pourcentage augmente jusqu’à 47% pour les conducteurs qui utilisent un système illégal, relève encore l’AWSR.

Rouler vite est donc encore trop largement toléré par les conducteurs wallons, en conclut l’Agence.