Ouverture d’un bunker de l’apocalypse en Norvège

573
Ph. AFP PHOTO / D.FAGET

En Norvège, un nouveau bunker a été créé pour préserver les données numériques de la planète en cas d’apocalypse.

En Norvège, vient d’être créé un bunker pour protéger toutes les données importantes du monde. « Artic World Archive » se situe dans une ancienne mine de charbon à quelques centaines de kilomètres du pôle Nord sur l’île de Svalbard. Cette ambassade digitale a ouvert le 27 mars et les premières données sont arrivées cette semaine.

Piql, la société de préservation et d’archivage des données, a déclaré que « l’Artic World Archive est pour tous les pays, toutes les autorités, organisations, entreprises ou particuliers nécessitant une conservation ultra sécurisée de leurs informations et données avec une garantie d’accès dans le futur ».

L’importance de la préservation des données

Piql encourage tous les pays à transmettre leurs données importantes à l’Artic World Archive. Pour le moment, Piql a reçu des données de Norvège, Mexique et Brésil. Le Brésil a par exemple transféré une copie de la loi abolissant l’esclavage, de la constitution ainsi que des images montrant l’évolution de Brasilia, la capitale. Le Mexique a lui aussi déposé sa constitution ainsi que sa déclaration d’indépendance et d’autres documents importants.

Une fois, les données transférées, Piql s’occupe de transformer les données digitales en pellicule analogique,  c’est-à-dire en données argentique et multicouche pour favoriser la préservation. Les données sont en plus accessibles en ligne. Mais en cas de désastre planétaire, ces données seront enterrées sous terre dans un coffre-fort spécifiquement dédié. De cette manière quoi qu’il arrive, les pellicules devront subsister entre 500 ans et 1.000 ans selon Piql.

Un deuxième bunker

Sur la même île de Svalbard est déjà présent un autre bunker depuis 2008. Créé par la même société Piql, ce premier bunker est une réserve mondiale de semences. Celui-ci sert à protéger les graines des pays du monde entier en cas de catastrophe. Il a déjà servi à réimplanter des graines disparues pendant le conflit syrien.

Ph. AFP / J. Heiko / Bunker réserve mondiale des semences