Paul Dewandre: Mieux se comprendre pour vivre heureux en couple

386
Ph. D. R .

Après avoir joué devant des centaines de milliers de couples pour ses spectacles «Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus» 1 et 2, Paul Dewandre décortique notre quotidien à travers un ouvrage «Hommes-femmes mode d’emploi».

Après une formation d’ingénieur et la création d’une compagnie aérienne à Liège, vous avez mis en scène le livre «Les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus». Comment passe-t-on de l’un à l’autre?

«Cela m’a pris 20 ans. La compagnie aérienne m’a servi à savoir ce que je ne voulais plus. En écoutant John Gray (auteur du livre ‘Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus’, NDLR) aux États-Unis, en 1996, j’ai vraiment eu envie de le partager autour de moi. J’ai donc créé des ateliers de communication pendant une dizaine d’années. Plein de gens trouvaient ça chouette et c’est comme ça que je suis passé au spectacle. Il y a eu un bouche-à-oreille incroyable.»

Avez-vous dû réadapter votre spectacle avec l’évolution de la société?

«J’en ai écrit un deuxième au bout de sept ans. Mais ce qui est assez impressionnant c’est que les choses que je partage traversent le temps et les générations. Puis j’ai eu envie d’écrire un livre pour aller plus en profondeur sur les thèmes que j’aborde sur scène.»

« Apprendre à donner à l’autre ce dont il a besoin plutôt que de donner ce que l’on aimerait bien recevoir »

Qu’est ce qui différencie votre livre de celui de John Gray?

«L’ordre et la manière d’amener les choses sont plus européens. Il y a des gens qui s’arrêtent très vite parce qu’ils trouvent que c’est un peu caricatural.»

Il y a une sorte de généralisation du comportement des couples dans votre ouvrage. Vous êtes-vous basés sur votre propre observation?

«Plus sur le témoignage des couples. Le but n’est pas d’établir un modèle de société, en disant les hommes ou les femmes sont comme ça mais plutôt de faire comprendre un comportement, ou un fonctionnement, qui n’est pas le sien. Quand je dis que le masculin n’aime pas parler de ses problèmes, je ne dis pas qu’aucun homme n’aime parler de ses problèmes. Je dis : ‘Mesdames si un jour votre homme ne parle pas de ses problèmes ce n’est pas qu’il vous en veut c’est tout simplement qu’il parle au masculin’.»

Il y aurait donc un langage dit «féminin» et «masculin» selon vous?

«On pourrait l’appeler alpha et oméga, le yin et le yang mais j’aime quand même bien garder masculin/féminin parce que je pense que la plupart des femmes ont tendance à se retrouver dans le côté féminin.»

Vous n’avez pas l’impression de véhiculer des clichés?

«Je comprends bien qu’on puisse le penser mais j’ai tellement de témoignages inverses. Beaucoup de femmes sont obligées de jouer le rôle du masculin parce que c’est le seul qui soit respecté mais elles aimeraient bien être un peu plus elles-mêmes.»

Quel conseil donneriez-vous à un couple au bord du gouffre?

«Apprendre à donner à l’autre ce dont il a besoin plutôt que de donner ce que l’on aimerait bien recevoir. C’est ça la grande erreur dans une relation. Très souvent on a l’impression de faire tous les efforts de la Terre et de ne rien recevoir en retour. Quand on comprend que les besoins ne sont pas les mêmes, il faut en parler.»

Paul Dewandre sera sur scène avec son spectacle «Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus 2» au Forum de Liège le 20 avril et à l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve le 21 avril.

SOURCELaura Sengler
SHARE