Une forêt urbaine contre les nuisances de l’autoroute

Belga / S. Gremmelprez

La ville de Bruxelles développe à Neder-Over-Heembeek un dense massif forestier. Il servira, notamment, de lieu de promenade. Mais aussi de filtre à air naturel vis-à-vis de l’autoroute voisine.

Quelque 300 nouveaux arbres viennent d’être plantés pour étendre un espace vert du nord de Bruxelles. «Ce projet a été lancé en 2013», explique Ahmed El Ktibi, échevin de l’Environnement à la ville de Bruxelles. Depuis le début du projet, 15.000 arbres ont été plantés. Des chênes, mais aussi des hêtres noirs, «une espèce indigène, mais qui avait presque disparu», expliquent les concepteurs du projet.

Au départ, un petit bois était entouré de terrains de la régie foncière. «Nous les avons récupérés petit à petits. Nous espérons aussi racheter quelques terrains privés. Nous sommes partis de 6 ha, et nous arriverons à 30 ha l’an prochain. A terme, nous espérons couvrir un espace de 40 ha», ajoute l’échevin en charge du dossier.

Filtre contre le bruit et le CO2

Une partie de la forêt est dense et marécageuse, et une autre sera plus ludique et fera office de zone de promenade. Mais l’objectif n’est pas uniquement d’offrir des lieux d’agrément. «Le site est proche de l’autoroute», reprend Ahmed El Ktibi. «Ce bois va jouer un rôle de filtre contre les nuisances sonores et le CO2. Grace à ce qui a déjà été planté, nous avons un air de bonne qualité dans la zone», se félicite-t-il. Il sera toutefois difficile d’aller plus loin que le projet actuel. «Les limites de la région ne sont pas extensibles», note l’échevin. Mais en attendant, cet espace doit contribuer à améliorer la qualité de l’air et développer la biodiversité sur le territoire bruxellois.