Faut-il craquer pour la Switch, la nouvelle console de Nintendo ?

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Ce vendredi 3 mars, Nintendo lance sa nouvelle console. Voici déjà dix jours que la Nintendo Switch et son jeu phare, «The Legend of Zelda: Breath of the Wild», sont arrivés à la rédaction de Metro. Après quelques dizaines d’heures d’utilisation, voici nos premières impressions.

Le lancement d’une nouvelle génération de console est toujours un événement en soi. Il s’agit du modèle qui représentera le constructeur durant les années à venir. Le 3 mars 2017 va donc entrer dans l’histoire du jeu vidéo, comme la date de la sortie mondiale de la Switch. Annoncée en 2016, la Nintendo Switch a la lourde tâche de succéder à la Wii U, une console qui n’aura jamais vraiment réussi à convaincre les joueurs et qui restera comme un échec dans l’histoire du fabricant japonais.

Un concept hybride

La Switch propose un concept innovant. Cette console hybride a été conçue pour y jouer aussi bien sur un grand écran, confortablement installé dans son salon, qu’en déplacement. Le cœur de la Switch est donc une petite tablette de 6,2 pouces sur laquelle viennent se clipser deux petites manettes, les Joy-Con. Première constatation: la qualité de fabrication est bien au rendez-vous. On est loin de l’aspect «gros jouet en plastique» du Gamepad de la Wii U et on tient en main un bel objet, à la finition exemplaire. La Switch est légère, maniable et son écran tactile affiche une jolie résolution de 720p.

À l’arrière de la console, un petit pied rétractable en plastique permet de poser l’écran sur n’importe quelle surface dure. De la sorte, la meilleure manière d’y jouer et de détacher les Joy-Cons et de les clipser autour d’un socle, fourni avec la console, pour former une nouvelle manette sans fil. Mais avouons que son format «carré» n’est pas très ergonomique. Pour jouer à la Switch avec une vraie manette, proche de celle de la Xbox One et de la PS4, on ne saura que vous conseiller d’investir dans le Pro Controller, une bonne manette qui pèche par son prix de près de 80 €.

La Switch a également été conçue pour les parties à plusieurs. Pour cela, chaque Joy-Con peut se transformer en une petite manette avec un stick et tous les boutons nécessaires. C’est pratique mais sur des jeux comme Mario Kart, les joueurs aux grandes mains risquent d’être désavantagés, car ça reste quand même très petit.Pour jouer en mode salon, il suffit de poser la console sur un petit socle en plastique relié au téléviseur en HDMI et à une alimentation électrique. En moins d’une seconde, l’affichage bascule sur la télé et la Switch se transforme en véritable console de salon, tout cela sans que la partie en cours ne soit interrompue.

 

Au niveau des jeux, Nintendo oublie les disques et revient aux fameuses cartouches. De la taille d’une carte mémoire SD, elles s’insèrent au haut de la console. Par contre, si vous êtes adepte du téléchargement en ligne sur le Nintendo eShop, vous devrez investir dans l’achat d’une carte mémoire pour étendre la mémoire interne de la Switch. En effet, la console ne dispose que 26 GB de mémoire interne, ce qui est vraiment peu en 2017.

La Switch est vendue en Belgique aux alentours de 330 €. Mais la facture pourra très rapidement grimper. En ajoutant un jeu, une carte mémoire, une manette Pro ou une paire de Joy-Con supplémentaire au pack de base, le prix s’approchera des 500 €, ce qui reste un budget considérable.

Une excellente console portable

La Switch est sans aucun doute la meilleure console portable jamais sortie à ce jour. Elle réussit à transposer en déplacement l’expérience de jeu à la maison. L’immersion et la prise en main sont excellentes. L’écran n’est ni trop petit ni trop grand et sa qualité est vraiment bluffante. Avec la Switch et Zelda entre les mains, jamais un trajet en train n’aura passé aussi vite. Concernant l’autonomie, Nintendo nous avait annoncé entre 4 et 6 heures en fonction de l’usage. Lors de notre expérience sur Zelda, la Switch s’est retrouvée à court de batterie après 3 heures de jeu. N’espérez donc pas faire un trajet entre Arlon et Ostende avec la Switch, elle vous lâchera avant d’arriver à la mer. Une fois reliée à son dock ou à un adaptateur secteur, comptez 3 heures pour qu’elle soit rechargée complètement.

Des débuts prometteurs

Si en déplacement, l’expérience est convaincante, et même remarquable, lorsque la Switch est installée sur son socle pour être affichée sur la télé, nos impressions sont un peu plus mitigées. En mode salon, la qualité graphique en prend un coup. Les graphismes affichés en 900p déçoivent et la Switch se situe clairement derrière la PS4 et la Xbox One. Si l’expérience de jeu et les sensations sont au rendez-vous, il ne faut donc pas vous attendre à des miracles au niveau de la puissance. Par contre, la combinaison entre console de salon et console portable fonctionne parfaitement et c’est vraiment ce qui fait le charme de la Switch.

 

Si l’expérience est prometteuse, il faudra attendre de voir comment les jeux vont suivre. Car si pour le moment Zelda est vraiment excellent, il faudra peut-être attendre la fin de l’année, et la sortie de Super Mario Odyssey, avant de voir un second jeu qui vaille vraiment la peine d’investir dans la Switch. En bref, la Switch et son concept hybride ont du potentiel, reste à voir si sur le long terme Nintendo, mais aussi les éditeurs tiers, sauront l’exploiter en sortant des titres qui méritent le détour.

Quels jeux pour le lancement ?

Avoir la Switch c’est bien, mais avoir des jeux c’est mieux. Pour le lancement, Nintendo propose «The Legend of Zelda: Breath of the Wild». Le test arrivera très prochainement dans Metro, mais sachez déjà qu’il propose une aventure exceptionnelle. S’il fallait choisir un jeu avec la Switch, ce serait sans aucun doute celui-là. L’autre jeu Nintendo disponible au lancement est «1-2 Switch», une compilation de mini-jeux pour découvrir à plusieurs toutes les fonctionnalités de la console. «Snipperclips» est un autre petit jeu amusant, exclusif à la Switch, mais uniquement disponible en téléchargement sur le eShop, tout comme «Fast RMX», «Shovel Knight» et «Human Ressource Machine». Du côté des éditeurs tiers, Ubisoft propose «Just Dance 2017», Activision «Skylanders Imaginators», Konami «Super Bomberman R» et Square Enix «I am Setsuna». Au total, 12 jeux sont disponibles au lancement dont la moitié uniquement en téléchargement.

 

 

SOURCEThomas Wallemacq
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