Namur va féminiser les noms de ses rues

Belga / S. Gremmelprez

La Ville de Namur souhaite féminiser davantage le nom des espaces publics et des voiries de son territoire. Quinze noms de femmes pour les prochaines appellations ont été retenus.

«À Namur, sur les 1.750 voiries répertoriées, 27 portent le nom d’une femme, soit à peine 2%», déplore Arnaud Gavroy, échevin de la géographie urbaine à Namur. «Le conseil communal a donc décidé l’an dernier de féminiser davantage le nom de ses voiries», poursuit-il.

Une liste de quinze noms de femmes ayant pour la plupart marqué l’histoire namuroise dans des disciplines variées comme l’art, la politique ou le combat social, a été arrêtée par le conseil communal en décembre dernier. Le premier nom de cette liste, Julie Dessy, épouse d’Edouard Materne et créatrice des premières recettes des célèbres confitures Materne, sera attribué après approbation ce jeudi soir du Conseil communal, à une nouvelle voirie à Jambes.

Des changements progressifs

«L’attribution de ces nouveaux noms se fera progressivement», ajoute Arnaud Gavroy. «Chaque année, nous sommes amenés à attribuer de nouvelles dénominations à la suite de la création de nouvelles voiries ou de la suppression d’homonymies.»

Des nouvelles appellations qui, selon le souhait de la Ville de Namur, devront aussi respecter un équilibre entre les noms de type fonctionnel ou signalétique (Place de la Station, par exemple), les noms de type historique local (rue Armée Grouchy), des noms de type politique ou historique supralocal (place Mandela) et des noms de type symbolique (rue de l’écoconstruction).

Chaque nouvelle dénomination de voirie doit faire l’objet d’une approbation du collège échevinal puis du conseil communal avant d’être officiellement intégrée au registre national.

Bruxelles et Paris y pensent aussi

En novembre 2016, Bruxelles-Ville avait aussi proposé des noms de personnalités féminines auxquelles elle aimerait dédier plusieurs de ses voiries. La parlementaire européenne, d’origine britannique, Jo Cox, sera la première de cette nouvelle liste à avoir sa rue.

À Paris, l’association Osez le féminisme a déjà mené plusieurs actions pour rebaptiser plusieurs rues et places de la capitale française

 

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