Top Gear France, le retour: Michaël Miraglia et Thibaut Roland se prêtent au jeu de la voiture-tonneau

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Les culasses sont en feu, les cylindres sont huilés, les chevaux moteur sont dans les box, la saison 2 de Top Gear France va débarquer chaque dimanche, à 20h, sur Club RTL dès le 5 mars.

Top Gear, c’est le mythe de l’émission automobile par excellence. Originellement produite par la BBC, elle toucherait près de 350 millions de personnes dans le monde, surtout grâce aux personnalités très fortes des animateurs historiques Jeremy Clarkson, James May et Richard Hammond, avant qu’ils ne soient débarqués en 2015 lors d’un conflit avec la production.

Photo Abacapress

C’est également devenu une franchise à travers le monde, avec des Top Gear USA, Australie, Corée, Inde, et désormais France dont le succès est manifestement au rendez-vous.

Et comme toutes les franchises, elle répond à un cahier des charges très précis: un décor, un humour, des séquences et surtout un trio d’animateurs. C’est l’acteur Philippe Lellouche que l’on retrouve en tête de pont, avec pour cette saison l’ambition d’être «moins pépère au volant».

Il sera à nouveau secondé par Bruce Jouanny et Le Tone qui se sont engagés «à ne plus casser de voitures gratuitement».

Au programme, toujours plus de véhicules d’exception, de tests spectaculaires, de défis, mais aussi de personnalités derrière le volant dont Frédéric Diefenthal, Mathieu Madenian, Gérard Darmon, Arnaud Tsamère, Jacques Laffite, Joey Starr,etc.

En voiture, tête en bas

Photo RTL/Olivier Pirard

La présentation à la presse de cette nouvelle saison a eu lieu mardi dans les locaux de l’IBSR. Pour l’occasion, deux animateurs maison, Michaël Miraglia et Thibaut Roland, se sont prêtés au jeu de la voiture-tonneau pour quelques secondes d’émotion forte, et n’ont pas hésité à prendre longuement la pose la tête en bas.

Connaissiez-vous la version anglaise de Top Gear?

Michaël: «Oui, je l’ai découverte il y a très longtemps sur les réseaux sociaux et sur le web. Je regardais cela avec l’œil du journaliste, un peu envieux, car quand on aime faire des tournages, on se dit qu’elle chance d’avoir autant de moyens, inenvisageables chez nous. Et puis on reste impressionné de les voir sur la piste, faire des courses avec ces bagnoles. Ils vont dans les limites, mais on sent toujours cette maîtrise totale.»

Thibaut: «Honnêtement, moi j’ai découvert Top Gear avec Philippe Lellouche et toute la bande. Et plus indirectement encore, via Club RTL lorsqu’ils ont débarqué un jour chez Cyril Hanouna. Je pense être un retardataire dans la découverte de Top Gear. Mais pour moi, cela va désormais être un rendez-vous régulier tous les dimanches. Je crois que je vais devoir négocier ma soirée avec d’autres personnes parce que je pense que c’est une émission très masculine dans la démarche.»

Le succès tenait surtout à la personnalité des animateurs dont Jeremy Clarkson.

Michaël: «Oui, ce sont effectivement des personnalités qui cassent les codes. Ici, on n’est pas habitué à cette télévision anglo-saxonne, malgré qu’elle ait aussi du succès chez nous. Je me demande parfois comment cela fonctionnerait si des animateurs belges adoptaient ces codes. Je ne suis pas sûr que la Belgique soit prête pour un ‘déformatage’ comme celui-là qui est exceptionnel et génial, et qui fonctionne partout dans le monde.»

Rêvons un peu. Un Top Gear belge, cela vous intéresserait?

Michaël: «Évidemment… Comment refuser cela? C’est vraiment le rêve. Non seulement parce que c’est chouette à faire, mais aussi parce qu‘on sait que le public répondra présent. On a très peu de chance de se planter avec Top Gear.»

Thibaut: «Il y a toujours un trio dans cette émission, avec un élément un peu plus gauche, un peu plus maladroit. Je pense que je serais celui-là volontiers (rires).

Quel est votre rapport à l’automobile?

Michaël: «En fait, je n’ai jamais piloté sur piste, je suis quelqu’un de très prudent. La vitesse est grisante mais elle me fait peur aussi. On ne connaît pas toujours la voiture et ses réactions. J’ai toujours beaucoup de respect pour ces pilotes qui en ont une maîtrise totale. J’ai eu l’occasion de faire, pour le Télévie, un départ 400m arrêté, mais c’était dans conditions de sécurité optimale, parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver.»

Thibaut: «Moi, quand j’étais gamin, j’étais surtout fasciné par toutes ces voitures qui sortaient de l’ordinaire, et pas forcément par les voitures puissantes. Renault était la marque que j’aimais le plus car elle sortait plein de formats différents. J’adorais les repérer dans les rues. J’étais plus dans la quête d’un objet insolite que dans la force du moteur. Évidemment, on regarde tous un peu la puissance d’une voiture, mais moi j’irai toujours davantage vers l’originalité que vers la puissance.»

La saga Top Gear

Photo BBC

Animée, sur la BBC, dès 1990 par Jeremy Clarkson, l’émission a connu un large coup d’accélérateur lors d’un re-boost en 2002 avec l’arrivée de deux autres animateurs James May et Richard Hammond, ainsi que d’un pilote anonyme – le Stig –, un running gag toujours très attendu par les fans.

La parfaite symbiose des trois personnalités, l’humour, le ton, les challenges hallucinants qui leur étaient imposés à travers le monde ont fait de cette émission un succès planétaire avec près de 350 millions de téléspectateurs, dont une large proportion de femmes.

Point d’orgue parmi d’autres, Clarkson et May ont même été inscrits au Guinness Book comme étant les premiers hommes à avoir atteint le pôle nord magnétique en voiture (doté toutefois d’un thermos de gin-tonic).

Malheureusement, la forte personnalité de Clarkson s’est heurtée au ras-le-bol de la production début 2015 et le trio fut remplacé par un autre avec moins de succès.

Ils sont désormais –à grands frais- à la tête de «The Grand Tour», une nouvelle émission automobile retransmise dans le monde entier par Amazon Prime, tandis que les anciens épisodes de Top Gear sont à voir, sous-titrés, sur Netflix.

Pierre Jacobs