Test Resident Evil 7 : Trouillards s’abstenir

Resident Evil 7 constitue un véritable tournant dans la série. En optant pour la vue à la première personne et pour la réalité virtuelle, ce septième épisode est plus terrifiant que jamais.

Depuis ses débuts en 1996 sur Playstation, Resident Evil a marqué toute une génération de joueurs et s’est imposé comme la référence du Survival horror. En 20 ans, Capcom a écoulé plus de 70 millions d’exemplaires de son jeu d’horreur. Contrairement à certaines sagas qui s’essoufflent au fil des épisodes, le jeu de Capcom continue de surprendre et de terrifier les joueurs du monde entier. Et au vu des qualités et des nouveautés de ce Resident Evil 7, on se dit que c’est loin d’être terminé.

La peur omniprésente

Dans ce nouvel épisode, le joueur incarne Ethan Winters, un homme à la recherche de sa femme disparue. Après avoir reçu un étrange message vidéo de la part de son épouse, il se rend en Louisiane, dans l’Amérique profonde et reculée. Sa quête l’emmènera dans une maison isolée et quasiment abandonnée, le manoir de la famille Baker. Seul avec sa lampe de poche, il s’aventurera dans cet endroit qui est le théâtre d’événements étranges, très étranges.

Alors que tous les Resident Evil se présentaient comme des jeux à la troisième personne, Resident Evil 7 adopte la vue à la première personne, en mode FPS. Ce pari était risqué, mais il est parfaitement réussi. Le jeu gagne en immersion et se révèle encore plus terrifiant. En effet, dans l’ambiance sombre et lugubre du manoir, le sentiment de peur est omniprésent. On ne sait jamais ce qui nous attend derrière une porte et chaque pas est un petit exploit en soi. Les graphismes, la réalisation et les bruitages sont autant d’éléments qui contribuent à ce sentiment de peur quasi permanent. À de nombreuses reprises, Resident Evil nous aura fait sursauter et frissonner. Cardiaques et trouillards s’abstenir!

Une aventure prenante

L’aventure est prenante. Elle alterne entre des phases d’exploration et de recherche d’objets, de résolution d’énigmes et bien sûr de combats contre les membres de la famille Baker dont il n’est vraiment pas facile de se débarrasser. Il faut également apprendre à gérer son inventaire et à fabriquer ses propres kits de soins et munitions. En insérant des vieilles cassettes VHS dans un magnétoscope, il est possible de jouer dans des flash-back pendant quelques minutes d’autres personnages passés dans le manoir. Malgré les nombreuses références et clins d’œil aux anciens épisodes de la saga, Resident Evil 7 convient parfaitement aux nouveaux joueurs. Enfin, même si nous n’avons pas testé cette fonctionnalité, Resident Evil 7 est le premier jeu entièrement compatible avec le casque PS VR. De quoi rendre l’expérience encore plus intense!

On regrettera que le jeu soit aussi court. Cela dépendra de votre degré de peur mais comptez environ dix heures avant d’arriver au générique de fin. Sans profiter de tous les secrets du jeu, il est également possible de le terminer beaucoup plus rapidement. Ainsi vous obtiendrez un trophée en le terminant en moins de quatre heures et certains YouTubeurs l’ont fini en 1h44. Mais cela n’a aucun intérêt et surtout cela n’empêche pas Resident Evil 7 d’être un très grand jeu d’horreur.

(tw)

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Resident Evil 7