Test The Last Guardian : Une expérience marquante sur PS4

298

Annoncé lors de l’E3 2009, The Last Guardian devait initialement sortir sur PlayStation 3. Après un développement semé d’embûches et de rebondissements, le jeu est enfin là et l’attente en valait la peine.

The Last Guardian est le chapitre final d’une trilogie débutée en 2001 et imaginée par le Japonais Fumito Ueda. Plus de dix ans après les sorties de «Ico» et de «Shadow of the Colossus» sur PlayStation2, «The Last Guardian» débarque sur PS4. Son histoire s’inscrit dans la même lignée poétique que les deux titres précédents. Au milieu des ruines d’une cité ancienne, un jeune garçon tatoué rencontre une mystérieuse créature, nommée Trico. Cet animal à plume est un mélange entre un chien, un chat, un aigle et un dragon. Aux commandes du garçon, le joueur devra apprivoiser la bête pour espérer sortir de cet immense labyrinthe.

Trico, ce héros

La créature est un personnage non jouable mais sa relation avec le gamin est au centre de l’aventure. Pour progresser, il faudra la soigner, la nourrir, la caresser, la comprendre et la diriger. En contrepartie, elle vous emmènera dans des endroits inaccessibles et réduira en poussières les ennemis. Cela n’est pas chose aisée. Avec son caractère de félin, Trico sait se montrer capricieux. Il faut bien admettre que parfois, on a eu envie de l’abandonner à son triste sort au milieu des ruines de cette ancienne civilisation. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de cette aventure. La relation d’amitié entre le garçon et la bête atteint un niveau rarement vu dans le jeu vidéo et Trico est une créature extrêmement attachante.

Un moment de poésie

Toujours sur le principe de la complémentarité entre la bête et le garçon, le jeu alterne entre des phases de plateforme et de réflexion. Mais manette en mains, on se rend rapidement compte que «The Last Guardian» est loin d’être parfait et ses défauts risquent d’en rebuter certains. Le gameplay n’est pas toujours très précis et le jeu souffre notamment de gros problèmes de caméra. Ainsi, le fait de devoir grimper sur la bête s’apparentera parfois à un véritable supplice. Ensuite, graphiquement, The Last Guardian est plutôt décevant. Loin d’être le plus beau jeu de l’année, il pousse pourtant, étrangement, la PS4 dans ses retranchements. Des soucis vite oubliés lorsque nous avons testé le jeu sur la nouvelle PS4 Pro.

Vous l’aurez compris, The Last Guardian est avant tout une expérience vidéoludique unique. Elle ne plaira pas à tout le monde et elle demande d’être à la fois patient et indulgent. Mais une fois qu’on y plonge, elle offre une aventure d’une quinzaine d’heures remplie de poésie. Malgré ces défauts, The Last Guardian est un jeu marquant et attachant. (tw)

 

REVIEW OVERVIEW
The Last Guardian