Le président vénézuélien accuse Washington du chaos monétaire

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, accuse les Etats-Unis d’avoir infiltré des agents au sein de son gouvernement pour provoquer le chaos monétaire que connaît le Venezuela depuis quelques jours.

Le Venezuela, un pays pétrolier, a vu ses finances s’effondrer avec la chute des cours du brut. Le pays est désormais en pleine tourmente, avec une inflation de 475% en 2016, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Le président Nicolas Maduro a annoncé la semaine dernière le retrait sous trois jours du billet de 100 bolivars, la coupure la plus utilisée au Venezuela. Il avait invoqué pour justifier cette décision spectaculaire l’existence de «mafias» internationales qui seraient pilotées par Washington pour accumuler de grandes quantités de billets et asphyxier ainsi l’économie vénézuélienne.

Mais la livraison des nouveaux billets destinés à remplacer la coupure supprimée avait tardé, provoquant une pénurie d’argent liquide et la colère de la population. M. Maduro avait dû différer le retrait du billet de 100 bolivars.

Accusation contre Washington

Hier, il a relancé ses accusations contre les Américains. «La conspiration ne serait-elle pas à l’intérieur ? N’y aurait-il pas des gens infiltrés qui font des choses pour nuire depuis l’intérieur et servir les intérêts des gringos ?», a déclaré M. Maduro. «Ne serait-ce pas que les gringos ont acheté des personnes clés dans des endroits clés pour causer du tort au peuple ? Je crois que oui», a-t-il lancé.

Selon lui, un «coup d’Etat» monétaire a commencé lorsque l’ordre a été donné de renvoyer quatre avions affréter par le gouvernement pour acheminer au Venezuela les nouveaux billets. Nicolas Maduro n’a pas précisé quels organes des institutions, vénézuéliennes auraient été «infiltrés» comme il l’affirme.