Test Final Fantasy XV : Un Final Fantasy pour tous

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Dire qu’il s’est fait attendre est un euphémisme. Dix ans après son annonce, après un développement chaotique et un ultime report en août dernier, Final Fantasy XV est enfin disponible. L’interminable attente en valait-elle la peine? Voici nos impressions après une dizaine d’heures de jeu.

C’est assez rare pour être signalé. En lançant le jeu, un message inscrit en grandes lettres s’affiche à l’écran: «Un Final Fantasy pour les fans et les nouveaux venus». D’emblée, FF XV affiche ses intentions: être un RPG moderne qui plaira à la fois aux nombreux fans de la saga et à ceux qui joueront pour la première fois à Final Fantasy.

Dans la pratique, cela se traduit par exemple par l’abandon du système de combat au tour par tour. En effet, FF XV est un action-RPG avec des combats dynamiques qui se déroule dans un monde ouvert. Mais le jeu n’oublie pas pour autant de nombreuses références à son passé et aux épisodes précédents. Le pari de plaire aussi bien aux fans de la saga qu’aux nouveaux venus est réussi.

Road trip entre potes

Côté scénario, le pitch de départ nous avait pourtant moyennement emballés. Le joueur incarne le prince Noctis qui se rend à sa cérémonie de mariage avec ses trois plus proches amis au volant de la décapotable préférée de son père. Tout de noir vêtus, avec leurs tatouages, leur style vestimentaire et leurs coiffures dignes de Tokio Hotel, Noctis et ses potes font penser aux membres d’un boys band. Mais malgré ce premier a priori plutôt négatif, on se laisse facilement entraîner dans les aventures du prince et de ses amis.

Les premières heures ont des allures paradisiaques. On découvre des paysages somptueux, on fait connaissance avec la fille du garagiste, on apprend à pêcher et on effectue ses premières chasses et quêtes secondaires, comme par exemple devoir trouver à manger pour un petit chat. Mais dès le lendemain, suite à la chute d’Insomnia et à la mort du roi, le jeu plonge dans une autre ambiance, beaucoup plus sombre. C’est là que les choses sérieuses vont commencer, avec des combats de plus en plus difficiles.

Exploration à dos de Chocobos

Après quelques heures de jeu, on débloque le privilège de conduire soi-même la voiture. Car oui, la Regalia est presque un personnage à part dans ce jeu aux allures de road trip. Pourtant, la conduite est loin d’être un plaisir dans FF XV. Heureusement, quelques missions plus tard, on débloque la possibilité de louer des Chocobos pour se déplacer. C’est directement plus rythmé et amusant de se balader sur le dos de ces gros oiseaux jaunes.

Au fil des rencontres, des combats et des quêtes, l’univers de FF XV se dévoile et les personnages gagnent en compétence. Graphiquement, le jeu alterne entre le très bon, avec des panoramas et des paysages magnifiques, et le moins bon, avec des textures moins détaillées, quelques ralentissements et bugs d’affichage sur la version Xbox One que nous avons testée. Par contre, au niveau des musiques, ce FF fait un sans-faute et propose une bande-son magistrale et envoûtante.

Pour progresser, il faut affronter des créatures maléfiques. Mais malheureusement, lorsqu’elles sont plusieurs, les combats peuvent rapidement devenir très brouillons et confus avec des problèmes de caméras. Si avec un peu d’expérience, on s’habitue, cela reste l’un des défauts majeurs du jeu.

Avec le rythme effréné des sorties de cette fin d’année, nous n’avons pas terminé Final Fantasy XV. Mais après une dizaine d’heures de jeu, il nous a laissé une très bonne impression. Entre les missions principales, les quêtes annexes et l’exploration, il réserve une centaine d’heures du jeu aux amateurs de la saga. Pour les autres, FF XV est une alternative convaincante à d’autres action-RPG modernes mais quelques petits défauts l’empêchent de détrôner The Witcher III, notre jeu préféré de 2015, qui reste la référence en la matière.

 

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Final Fantasy 15