Les sports individuels plus propices à dépression

Une nouvelle étude allemande suggère que les athlètes pratiquant des sports individuels sont plus enclins à connaître des symptômes dépressifs que ceux qui pratiquent des sports collectifs.

Pour cette étude, conduite par des chercheurs de l’université technique de Munich, l’équipe a suivi 162 athlètes de haut niveau et 199 juniors de haut niveau dans le cadre de deux analyses transversales, ainsi que 85 juniors pour une troisième analyse cette fois longitudinale.

Une étude qualitative a été aussi menée pour apporter un complément à ces trois analyses : au cours de cette étude, 134 athlètes de haut niveau ont été interrogés sur les causes perceptibles de leur stress, de leurs symptômes dépressifs et de leurs intentions potentielles d’abandonner le sport.

Les résultats des deux analyses transversales montrent que le stress induit par la pratique du sport et le manque de temps pour récupérer étaient tous deux associés au développement de symptômes dépressifs, et que les athlètes pratiquant des sports individuels étaient beaucoup plus susceptibles de connaître de tels symptômes que ceux pratiquant des sports collectifs.

Un outil de dépistage du burn-out

Le professeur Jürgen Beckmann, auteur de l’étude, explique que « [ses] recherches suggèrent que la dépression est particulièrement prévalente chez les jeunes athlètes, surtout dans les sports individuels ».

« En Allemagne, nous avons développé un outil de dépistage du burn-out dédié aux athlètes juniors ainsi qu’un site web pour leur donner des conseils afin de lutter contre le stress et les autres problèmes psychologiques qu’ils sont susceptibles de connaître », ajoute-t-il.

Les résultats de l’étude ont été présentés lundi 12 décembre au cours de la conférence annuelle de la division de la psychologie du sport et de l’exercice physique de la British Psychological Society, à Cardiff, au Pays-de-Galles.