Football Leaks: les accusés se défendent

Cristiano Ronaldo, Jose Mourinho et Radamel Falcao, soupçonnés de fraudes fiscales, assurent respecter «pleinement leurs obligations fiscales», selon la société de leur agent Jorge Mendes, Gestifute.

Le journal espagnol El Confidencial affirmait hier que CR7 a profité de la firme Multisports & Image Management Limited, basée en Irlande où la fiscalité est avantageuse, pour exploiter ses droits d’image et signer certains gros contrats publicitaires. Ni Ronaldo ni Mourinho «n’ont été impliqués dans des procédures judiciaires (de) la commission de fraude fiscale», rétorque Gestifute. De son côté, l’attaquant international colombien et capitaine de Monaco Radamel Falcao, cité également dans l’affaire «Football Leaks», assure «avoir toujours collaboré avec les autorités».

Trois semaines de révélations

Selon l’enquête de «Football Leaks» menée par un consortium de 12 médias, Falcao détient, «en tant que personne physique, 2,2 millions $ sur un compte à Miami et 8,5 millions € sur son compte à Monaco, sans compter les avoirs d’un trust en Colombie». Et collectivement, «CR7» et le «Mou» auraient éludé «au moins 185 millions € de revenus de sponsoring via un réseau de sociétés écrans et de comptes offshore en Irlande, aux Îles vierges britanniques, au Panama et en Suisse». À partir de fuites obtenues par le média allemand Der Spiegel, ce consortium baptisé European Investigative Collaborations (EIC), auquel Le Soir a pris part, entend dévoiler pendant trois semaines les «Football Leaks», des enquêtes consacrées à la fraude et l’évasion fiscale dans le milieu du foot. Des Diables Rouges seraient également concernés par ce système d’esquives fiscales.

Jorge Mendes, la pierre angulaire

AFP / J. TAYLOR
AFP / J. TAYLOR

Gérant d’un vidéo-club et de discothèques au Portugal il y a 20 ans, Jorge Mendes, 50 ans, est aujourd’hui le super-agent du foot qui compte une centaine de clients (joueurs et coaches) et au cœur du scandale «Football Leaks». Surnommé «le requin» par des agents concurrents, Mendes fut notamment l’un des premiers à user de la propriété des joueurs par des tiers, comme les fonds d’investissement, pratique aujourd’hui interdite par la Fifa. Depuis qu’il fait les gros titres et qu’il est soupçonné d’avoir monté un système de fraudes fiscales pour ses clients, le self-made-man et ancien footballeur semi-professionnel nie vigoureusement ces accusations.