Fanny Gillard: « Mon dernier tatouage était pour marquer mon entrée dans D6bels »

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À 35 ans, Fanny Gillard est au top de sa forme ! Animatrice pour la RTBF depuis des années, elle présente aujourd’hui l’émission « D6bels On stage ». Une consécration pour cette passionnée de musique. 

Comment êtes-vous devenue la nouvelle animatrice de l’émission D6bels ?

« Pendant trois ans, j’ai envoyé régulièrement un mail à Philippe Longtain, l’ancien producteur de D6bels, pour savoir si Quentin Mosimann continuait à présenter l’émission ou comptait l’arrêter. Je lui disais que si Quentin arrêtait, j’étais très intéressée par le projet. Un jour, j’ai appris que Philippe Longtain avais pris sa pension. J’ai baissé les bras jusqu’au jour où quelqu’un m’a demandé pourquoi je ne passais pas le casting pour D6bels. C’est comme ça que j’ai contacté la production et j’ai passé et réussi le casting. »

Appréhendiez-vous de présenter l’émission ?

« C’est la première fois que j’animais ce genre d’émissions. Je me suis mise une pression d’enfer parce qu’elle me tenait à cœur depuis tellement longtemps. Je me disais : ‘Maintenant qu’on t’a ouvert la porte, tu as intérêt à assurer, ma vieille !’ (rires). J’ai bossé comme une tarée pendant des années à la RTBF pour grimper un peu les échelons, je me devais donc d’assurer. Et finalement, tout se passe super bien !»

La musique, c’est un domaine que vous connaissez bien. Vous baignez dedans depuis votre adolescence.

« Je viens du théâtre. Mais depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours adoré la musique. Quand j’étais ado, mes parents me demandaient tout le temps de baisser la musique et d’arrêter de chanter. Aujourd’hui, c’est mon mari qui me demande de me taire ! (rires) Je ne sais pas d’où ça me vient car ma famille n’est pas du tout branchée musique. C’était ma façon de m’exprimer. La musique me met la pêche. Quand j’ai un coup de blues, je mets de la musique. Quand je m’ennuie, je mets de la musique. Quand je m’amuse, je mets de la musique. Chaque musique a une influence incroyable sur moi.»

« Il faut garder un peu de cette âme d’enfant et de ce brin de folie »

Vous avez même chanté dans un groupe.

« Pendant neuf ans, j’avais un groupe qui s’appelait GangBang in Honk Kong. J’étais la seule fille donc le côté GangBang était amusant. Et puis, on voulait quelque chose qui toquait en bouche, qui faisait quelque chose du genre ‘big, bang, ting, tong, honk, kong’. C’étaient avant tout les consonances qui nous intéressaient. »

Vous ne faites plus du tout de musique ?

« J’ai recommencé mardi dernier ! J’ai fait un test pour un nouveau projet. Je recommence tout doucement. »

On ne peut pas en savoir plus ?

« C’était juste un test, donc on verra. Mais je veux en refaire… Je dois en refaire ! »

Il paraîtrait que pour les JO, la RTBF vous aurait demandé de cacher vos tatouages. Pourquoi ?

« Avant les JO, on n’avait pas de souci pour mes tatoos. Je pouvais les montrer. Mais trois-quatre jours avant les JO, on m’a demandé de les cacher. C’était pour éviter le débat. Mais en réalité, ça l’a créé. »

« À chaque rêve réalisé, je me marque la peau »

Avec D6bels, il n’y a aucun souci ?

« Non bien sûr. Je suis assortie aux artistes comme ça (rires). »

Que représentent ces tatoos ?

« À chaque rêve réalisé, je me marque la peau. C’est une façon de voir que j’avance. Le tout premier tatouage a été réalisé après la naissance de ma fille. Je rêvais d’avoir des enfants jeunes, et c’est ce que j’ai fait. Pour le deuxième, je rêvais de faire un album avec mon groupe de musique de l’époque. Le troisième tatouage est géant car il représente deux rêves réalisés en une fois : la naissance de ma deuxième fille et le fait qu’à la RTBF, ça fonctionnait assez bien. Et le dernier est récent. Il marque mon entrée à D6bels.  »

Vous êtes maman de deux enfants. Comment alliez-vous vie privée et vie professionnelle ?

« C’est très difficile. J’avais peur que mes filles et mon mari soient mal. Mon mari vient de s’accorder un congé parental pour qu’on puisse se voir un peu et s’occuper des filles. Quand je ne suis pas là trop longtemps, je sens qu’elles me le font payer. Ce n’est vraiment pas facile tous les jours! »

Malgré votre emploi du temps chargé, vous gardez un brin de folie.

« J’ai toujours eu un pied sur terre et l’autre dans les nuages. J’assume mes obligations. Mais à côté de ça, bon sang, on ne vit qu’une fois ! Alors il faut garder un peu de cette âme d’enfant et de ce brin de folie. Je ne veux pas rester jeune à tout prix, entendons-nous bien. Mais j’essaie de garder cette âme d’enfant, ou plutôt dans mon cas, d’ado. J’ai ce côté adulescent, comme on dit maintenant ! »

 

Qui est Fanny Gillard ?

Ph. AUDE VANLATHEM
Ph. AUDE VANLATHEM

Après un Premier prix en Art Dramatique ainsi qu’en Déclamation au Conservatoire Royale de Liège et un diplôme de Psychopédagogie et Méthodologie du Français parlé, Fanny Gillard a travaillé dans l’enseignement. Elle a ensuite tout abandonné pour se lancer dans de nouveaux projets à la RTBF. Elle y travaille depuis des années, notamment pour Vivacité. Elle présente depuis octobre dernier tous les mercredis l’émission ‘Juste à temps’. Par ailleurs, vous l’avez sûrement vue cet été aux côtés d’Ophélie Fontana présenter « Les J.O. de Rio » tous les jours sur La Deux. Depuis novembre, cette passionnée de musique présente l’émission « D6bels On Stage ».