Didier Van Cauwelaert dialogue une nouvelle fois avec des fantômes

Didier Van Cauwelaert croit en ‘quelque chose’ après la mort. Ce n’est pas la première fois qu’il écrit sur le sujet. Dans «Au-delà de l’impossible », il s’interroge sur la possibilité de communiquer avec l’au-delà, à travers toute la complexité du personnage Nikola Tesla, ce génie scientifique qui voulait offrir une énergie libre et gratuite pour tous.

Dans votre livre, vous parlez de l’apparition de Nikola Tesla et d’Albert Einstein. Mais vous dites ne pas pouvoir affirmer que ce sont des fantômes.

«Et j’adore ce questionnement. C’est vrai que je ne peux pas me contenter de réponses définitives. Les possibilités, cela me va tout à fait. Je reçois des retours incroyables de scientifiques. Il y a trois hypothèses. Une fois qu’on a éliminé celle du coup monté -évidemment que ça soit moi ou la veuve de Michel Delpech, on ne va pas s’amuser à inventer cela-, on peut penser que nous sommes tombés sur des défunts individuels qui transmettent des infos avec un regard sur notre époque, ou que nous sommes dans un égrégore -c’est-à-dire un ensemble d’informations émises dans l’inconscient collectif qui se sont rassemblées autour des images de Tesla et Einstein, ou que nous sommes dans une projection de choses qu’on ne pense pas savoir mais que l’on sait car notre cerveau contient l’ensemble de l’univers. Ce qui est intéressant, c’est de prendre chaque hypothèse et de voir là où ça fonctionne et là où ça ne fonctionne pas. L’hypothèse que ça vient de nous me séduit beaucoup. Notre cerveau est vraiment capable de choses incroyables.»

« Je n’enfermerai jamais ces expériences dans une seule croyance »

Comme l’expérience de l’échantillon sanguin.

«Ça aussi, c’est incroyable. Et aujourd’hui, la science l’atteste. Ce n’est plus considéré comme du paranormal. C’est quantifiable, mesurable et reproductible. Quels que soient la distance et le groupe sanguin, ça marche tout le temps. Deux particules qui ont été mises en contact à un moment donné ont toujours un lien. Le sang qui coule dans nos veines et celui que l’on nous a prélevé auront les mêmes réactions au même moment.»

On parlait de trois hypothèses. Laquelle vous semble la plus plausible?

«Quand Geneviève Delpech me parle de Tesla et de ce qu’il leur dit sur sa solitude, le fait qu’il ne s’est jamais marié et que toutes ses inventions qui étaient destinées au bien de l’humanité ont été discréditées et ont servi à faire des armes, elle est vraiment devant une voix qui semble venir de la signature émotionnelle de la personne. Par contre, quand je me retrouve devant un copier-coller d’une interview bidon qui n’a jamais eu lieu, je me dis qu’on est face à un égrégore, cet inconscient collectif qui rassemble tout sans que sélection soit faite. C’est à nous à ce moment-là à faire le tri. C’est exactement l’enquête que j’ai menée dans ce livre. Mais il ne faut pas non plus croire qu’une info bidon remet en cause tout le reste, et inversement. J’oscille donc entre plusieurs interprétations. Je n’enfermerais jamais cette expérience dans une seule théorie, une seule croyance.»

 

Comment Geneviève Delpech interprète ces apparitions?

«Elle a l’habitude. Pour elle, c’est son quotidien. Mais c’est la première fois qu’elle voit des scientifiques. Elle n’y connaît rien, et ce qui est fou, c’est la précision des messages de Tesla qu’elle m’envoie par texto. Il y a même des équations dans les messages qu’elle m’envoie. Certaines existent, d’autres sont des réarrangements. Elle entend par l’oreille gauche, et les informations lui sont répétées et répétées… Elle a un canal incroyable.»

Ce n’est pas la première expérience de ce genre de la veuve de Delpech.

«Non, du tout. Un jour, elle me raconte qu’elle reçoit un appel de la police à propos d’une fille qui a disparu. On lui demande si elle voit qui aurait pu faire ça. Elle donne le signalement d’une personne. Le policier lui dit que ça correspond au suspect qu’il avait arrêté. Elle m’appelle en me disant que cette responsabilité est affreuse. Le lendemain, le policier lui a retéléphoné pour lui dire que le suspect avait avoué. On ne sait pas d’où lui est venue cette info: du criminel lui-même, de la petite fille?»

Beaucoup de gens ne croient pas en tout cela. Pourtant, la police demande parfois l’aide des médiums. Pourquoi?

«C’est une source d’information comme une autre. Si c’est bidon, on le voit tout de suite. Vous dites que beaucoup de gens n’y croient pas mais un dernier sondage montrait que 65% des Français croient non seulement à la vie dans l’au-delà mais aussi à la possibilité de communication avec les défunts. Ils étaient 35% il y a 15 ans. Il y a une vraie ouverture.»

Les apparitions dont vous fait part Geneviève Delpech et que vous traitez dans votre livre sont celles de Nikola Tesla. Ce qui tombe plutôt bien puisque vous vouliez un jour étudier sur lui et ses inventions.

« Je me suis dit qu’un jour, je voulais vraiment creuser ce personnage. J’ai découvert des choses formidables. Outre son génie incroyable, il y a ses options, ses choix de vie, son rythme de travail et tout ce qu’on lui a fait, c’est-à-dire se débarrasser de lui et éviter qu’il soit pris au sérieux avec son énergie libre. On le fait même attaquer par Superman. C’est une forme de censure. Ils ont transformé un bienfaiteur de l’humanité en un savant fou qui veut détruire la Terre avec son laser. »