L’ULB s’engage pour les réfugiés

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A l’occasion de la rentrée académique, le recteur de l’Université libre de Bruxelles (ULB) Didier Viviers (photo) a annoncé l’ouverture d’un desk d’accueil spécifique destiné à encadrer les étudiants réfugiés ainsi que 10 chaires post-doctorales Khaled al’As-ad.

Partant du constat que les conflits au Moyen-Orient et en Afrique centrale ont poussé à la fuite une population majoritairement jeune, les instances de l’ULB ont décidé de mettre en place un «welcome desk» destiné à guider les étudiants réfugiés dans leurs démarches. Il vise notamment à les informer sur les modalités d’inscription, l’apprentissage des langues, l’octroi de bourses et la recherche d’un logement. L’ULB a libéré dix kots pour les étudiants réfugiés. Une personne de référence a été désignée au sein de chacune des facultés. Le desk participe également à la formation du personnel de Fédasil et informe sur les modalités d’inscription directement dans les centres d’accueil.

Depuis le début du mois de septembre, une quarantaine de réfugiés ont fait appel à ce service et douze étudiants (deux filles et dix garçons) ont déjà pu être inscrits (trois à Solvay, trois en science politique, un en informatique, un en pharmacie, un en dentisterie, un en droit, un en polytech et un en science du développement). Ils viennent essentiellement de Syrie.

Des chaires en guise d’hommage

Les dix chaires d’un an renouvelable portent le nom de Khaled al’As-ad, un archéologue de 82 ans décapité par Daesh pour avoir participé à des colloques scientifiques internationaux et avoir collaboré avec des collègues étrangers. L’ULB les finance sur fonds propres et grâce à un appel aux dons via une plateforme de financement participatif. Les deux femmes et huit hommes bénéficiaires de ces chaires sont répartis en médecine, en lettres, en faculté de philosophie et sciences sociales, en sciences, à l’école polytechnique et en droit. Ils viennent de Syrie, à l’exception de l’un d’entre eux en provenance d’Irak.

«L’ULB ne pouvait assister en simple spectatrice au drame qui se joue actuellement sur les routes», a souligné le recteur. L’engagement de longue date de l’université envers les réfugiés s’était déjà concrétisé lors des arrivées massives en 2015, notamment à travers l’association «ULB Students with refugees» qui organisait l’accueil au domicile de particuliers et en partenariat avec le Centre d’Action Laïque qui a logé plus de 300 migrants en octobre.

D’autres initiatives verront le jour durant l’année, parmi lesquelles des formations intensives en français et une clinique juridique en droit des étrangers pour pérenniser les activités menées jusqu’à présent par les étudiants.

Photo: Belga / J. Roosens