Rentrée littéraire : Place aux primo-romanciers

Cette rentrée littéraire s’annonce propice pour les nouveaux romanciers. Alors que le nombre de publications en littérature française connaît cette année une nette diminution, la catégorie ‘premiers romans’ se stabilise. Qu’ils aient 20 ou 91 ans, les primo-romanciers ont la cote! Et nous, un peu de nouveauté, on aime ça!

C’est une constatation: le nombre de publication de la rentrée littéraire a encore diminué cette année. Alors qu’en 2015, la rentrée avait enregistré 589 romans français et étrangers, déjà en baisse par rapport à 2014, cette année, ce sont 560 romans et recueils de nouvelles français et étrangers qui paraîtront jusqu’à la fin octobre. La diminution se fait surtout ressentir dans la littérature française, qui passe de 393 romans publiés l’année dernière à 363 prévus pour cette rentrée. A contrario, la littérature étrangère connaît une stabilisation, avec 197 romans. C’est également le cas pour les premiers romans avec 66 publications prévues jusqu’en octobre.

La cadette

Parmi les primo-romanciers, Line Papin en est la plus jeune. À 20 ans, elle publie chez les éditions Stock le roman «L’éveil». L’histoire se déroule à Hanoï, ville où Line Papin est née et a vécu jusqu’en 2005. Un premier roman d’exception qui surprend par la faculté de la jeune écrivaine de peindre avec justesse les fêlures d’êtres fragiles et de personnes qui tombent amoureuses.

Le doyen

Aux côtés de la cadette et dans un tout autre genre, nous retrouvons François Mayer, le doyen des primo-romanciers. Son premier roman «Négos», qui paraîtra en octobre, transporte le lecteur à la fin des années 1980, avant la chute du Mur de Berlin. Eric Chevrier, négociateur d’affaires français, doit se dépêtrer avec son homologue russe pour implanter des usines clés en main en URSS.

N’oublions pas également «Je vais m’y mettre» de Florent Oiseau publié aux éditions Allary. Ce roman est considéré comme étant le plus désinvolte de la rentrée et l’un des plus drôles.

Citons également «Garde-corps» (éd. Lemieux) de Virginie Martin qui raconte dès les premières pages le viol de la narratrice, «Désorientale» (éd. Liana Levi) de Négar Djavadi, un roman où l’on suit Kimia Sadr exilée iranienne en France, ou encore «Sauve qui peut (la révolution)» de Thierry Froger, un livre ambitieux à la fois loufoque et savant.

Bref, beaucoup de belles découvertes que l’on vous fera découvrir tous les lundis. Cette rentrée littéraire s’annonce être un très bon cru! Bonne lecture!

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