Paris tient son festival d’innovation high-tech

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Du mixologue connecté à la plateforme d’apprentissage du chinois pour enfants, le festival Futur en Seine présente jusqu’au 19 juin 150 concepts à Paris. Voici une sélection de cinq objets intelligents.

Le pot de fleurs qui roule vers le soleil

Il s’agit de «fournir aux plantes le cerveau et les jambes que la nature ne leur a pas confiés», explique très sérieusement Matthias Schmitt, le jeune patron de la start-up Still Human Robotics.

Disponible dès 2017 pour 50 €, ce pot connecté est muni d’une diode, qui sera par exemple bleue s’il faut arroser la plante. Plus spectaculaire, «Gå.ia» ressemble à une sorte de tambour. C’est en fait un drôle de pot monté sur deux roues mobiles, qui permettent à la plante de se déplacer. Le pot peut ainsi se rapprocher d’une fenêtre si elle manque de lumière ou sortir s’il pleut (et si la porte est ouverte).

La machine à cocktails

On dirait une machine à café, mais il s’agit très officiellement d’un mixologue connecté. Un robot qui reconnaît les ingrédients à disposition et propose des recettes, puis les dose et émulsionne l’ensemble afin de servir le cocktail désiré.

«On n’a pas vocation à remplacer le barman, mais d’apporter son savoir-faire là où il n’est pas, comme dans les lounges des compagnies aériennes», explique Alexis Kaplan, cofondateur de la start-up parisienne Kuantom qui a conçu l’objet. Fondée il y a deux ans, Kuantom cherche à lever un million d’euros pour passer à la phase de production. En attendant, la jeune pousse compte multiplier les opérations promotionnelles cet été.

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Le thermomètre connecté

C’est une gélule connectée qui pèse 1,7 gr, que l’on avale et qui mesure en continu la température du corps, jusqu’à ce qu’elle soit évacuée par des voies naturelles. Vendue 55 € pièce, e-Celsius transmet les données sur un moniteur dédié, qui permet un suivi en temps réel. En attendant sa certification pour une utilisation médicale, la société BodyCap qui l’a mise au point l’a vendue à des clubs sportifs -comme le Stade Malherbe de Caen, où elle est basée–, à l’équipe cycliste de la Française des jeux, au centre de recherche de l’armée française, le centre de médecine du sport qatarie Aspetar, le Comité olympique américain…

Le livre infini

Le livre infini est un grand ouvrage papier aux pages blanches, dont le contenu n’apparaît que quand on les tourne. L’artiste Albertine Meunier, qui l’a conçu avec la société Art2M, évoque «une impression à la volée de matières numériques, car le contenu numérique disponible sur internet est affiché automatiquement une fois la page repérée». On peut ainsi projeter des ouvrages numérisés, les livres scannés par Google, des flux de tweets, des albums photos et vidéos, des narrations et animations poétiques… Concrètement, les pages sont affichées grâce à un rétroprojecteur, que Art2M envisage de miniaturiser. La société parisienne cherche à vendre le concept, visant les bibliothèques, les institutions culturelles ou les espaces de prestige des grandes entreprises.

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Le livre d’or numérique

Parce que c’est quand les expériences viennent tout juste d’être vécues que l’on obtient les meilleures réactions que la start-up parisienne GuestViews a imaginé un livre d’or numérique, permettant de recueillir les avis des visiteurs des expositions ou des clients des hôtels: une borne interactive sur tablette, placée à la sortie. Issue de l’incubateur de Sciences Po Paris (promotion 2013), GuestViews est partie du constat que les données des livres d’or n’étaient que rarement exploitées. La numérisation desdits livres d’or permet cette exploitation en temps réel. GuestWiews a jusqu’à présent séduit une trentaine d’institutions culturelles, dont le Louvre, le Panthéon et le Grand Palais à Paris, ou le MuCEM de Marseille, et compte maintenant attaquer le marché des hôtels.

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