Gouvernance comptable et budgétaire en Wallonie – L’administration reçoit un premier bulletin insuffisant, des corrections sont en cours

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La gouvernance comptable et budgétaire au sein des directions générales du Service public de Wallonie (SPW) est « standardisée », un qualificatif correspondant à un stade de maturité de trois sur cinq, selon un rapport intermédiaire du consultant EY (Ernst & Young) commandé par le gouvernement à la suite de l’affaire du comptable véreux de l’Office wallon des déchets (OWD). « Insuffisant », a dit le ministre wallon de la Fonction publique Christophe Lacroix. Le stade de maturité « standardisé » signifie que l’organisation est structurée et les procédures documentées, mais sans tests ni traçabilité assurée, a détaillé lundi M. Lacroix (PS), en commission du parlement wallon.
Le ministre y présentait ce rapport intermédiaire commandé dans la foulée de l’affaire OWD, où un comptable a détourné quelque 2 millions d’euros sur plusieurs années. Ce premier rapport s’est attaché au SPW, les autres organismes publics – au nombre de 164 – suivront.
Une direction générale opérationnelle (DGO), celle de la Mobilité et des Voies hydrauliques (DGO2), n’en est qu’à un stade de 2, dit « informel », à savoir une organisation certes structurée, mais caractérisée par un manque de formalisme.
Une autre, la DGO5 (Pouvoirs locaux, Action sociale, Santé) atteint un niveau 4, à savoir l’existence de tests et d’une traçabilité, mais une absence de reporting. Les DGO restantes sont au niveau 3, ce qui reste « insuffisant » aux yeux du ministre, qui ambitionne les cotes 4 puis 5 pour toutes les DGO.
Ce premier rapport intermédiaire ne représente qu’une partie du chantier de la task force « gouvernance comptable et budgétaire » mise en place par le gouvernement, a tenu à rappeler Christophe Lacroix. Ce groupe de travail œuvre aussi à un protocole de collaboration avec la Cour des comptes, à un tableau de bord de suivi des audits internes et externes, à des mesures sur les comptables décentralisés ainsi qu’à l’engagement de deux auditeurs complémentaires.

Source: Belga