Un marathon dans l’espace

L’astronaute britannique Tim Peake a participé aujourd’hui au marathon de Londres. Jusque-là, rien d’extraordinaire, sauf qu’il a parcouru les 42,195 km dans l’espace, à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

«Dès qu’on m’a confié la mission d’aller sur l’ISS, je me disais que ce serait génial de courir le marathon de Londres à bord de la station. C’est un événement planétaire, amenons-le au-delà des frontières de ce monde», avait annoncé l’ancien pilote d’essai d’hélicoptères en décembre dernier.

Courir le marathon lui permet de joindre l’utile au spectaculaire puisque l’exercice physique est essentiel pour lutter contre les effets négatifs de l’impesanteur sur les muscles et les os.

«Major Tim» s’est élancé hier en même temps que les 37.000 participants sur Terre. Il a couru les 42,195 km, harnaché à un tapis de course, en 3h 35min 21sec. L’objectif personnel de cet ambassadeur de l’association caritative «The Prince’s Trust» était de parcourir la distance dans un temps entre 3 heures et demie et 4 heures. Pari gagné!

Marathonien confirmé, Peake avait terminé Londres en 1999 dans un temps, excellent, de 3h 18 min et 50 secondes. Pour ce nouveau défi, son système de harnais représentait une grosse contrainte car on peut le comparer à un sac à dos lesté, «qui au bout de 40 minutes, commence à devenir très inconfortable.»

Immersion dans les rues de Londres

Depuis cette année, le marathon de Londres offre la possibilité de participer à l’épreuve depuis un tapis de course, grâce à des avatars en réalité augmentée placés sur le parcours filmé au préalable. Tim Peake était donc virtuellement immergé dans le marathon grâce à un grand écran posé devant lui. «Je vais pouvoir me voir courir dans les rues de Londres tout en orbitant autour de la terre à la vitesse de 27.000 km/h», avait déclaré Tim Peake, qui représente l’agence spatiale européenne (ESA) sur cette mission. En 2007, l’Américaine Sunita Lyn Williams avait déjà couru l’équivalent du marathon de Boston en 4h et 24 min à bord de l’ISS.

Ph. ESA