Le BIFFF, enfer et contre tout

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Il aura bien lieu ! Le 34e Brussels International Fantastic Film festival (BIFFF) prendra bien ses quartiers à Bozar dès ce mardi 29 mars. ‘Show must go on’ pour un événement toujours très très… chaud.

« Hors de question de se laisser submerger par cette terreur insidieuse, de voir notre chère liberté d’expression prise en otage et de courber l’échine. Relever la tête avec notre culture, c’est notre victoire », ont expliqué les organisateurs qui ont vu néanmoins quelques invités se désister dont Kevin Smith.

La terreur, elle sera pourtant bien là, mais uniquement sur grand écran. Car le BIFFF, c’est du thriller, du fantastique, de la SF, mais aussi et avant tout de l’horreur, du blockbuster jusqu’à la série Z. Premier coup de semonce, ce 29 mars avec en ouverture « Pride and Prejudice and Zombies » (photo), une version un peu chahutée de l’œuvre de Jane Austen. Au fil de la programmation, certaines thématiques se sont profilées. Le burn-out en est l’une d’elles. « Véritable phénomène de société, cette nouvelle dépression inspire de plus en plus le cinéma de genre. » On y verra notamment « Banjo », film dans le sillage de Troma, « Bloodsucking Bastards » et ses litres d’hémoglobine dans l’open space, ou encore « The Lesson » qui pousse le décrochage scolaire dans ses ultimes et extrêmes retranchements.

Parmi les projections les plus attendues, on retiendra surtout « Absolutely Anything » avec Simon Pegg, un film réalisé par le Monty Python Terry Jones qui a également rassemblé ses quatre autres complices pour l’occasion.  L’Espagnol « The Corpse of Anna Fritz » est également sur toutes les lèvres, un premier film qui a déjà fait le bonheur de beaucoup d’autres festivals. Si Kevin Smith sera finalement absent, son film « Yoga Hosers »  sera par contre bien là avec pour la première fois à Lily-Rose Depp aux côtés de son père Johnny. Et ne parlons pas de « Deathgasm » dont le titre seul permet toutes les fantaisies. Des zombies, du suspense, du slasher, des survivants, des possédés, des japonaiseries très pop, du coréen très dark, de l’humour très léger, du réalisme très dur, et toujours toujours beaucoup d’ambiance dans les trois salles du festival jusqu’au 10 avril.

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