La « Jungle Books », une bibliothèque pour les migrants de Calais

Alors que des dizaines de migrants viennent d’être retrouvés mort dans un camion stationné dans un Etat de l’Est de l’Autriche, des bénévoles ont souhaité tendre la main à des migrants vivant dans le nord de la France en attendant de pouvoir se rendre au Royaume-uni. Réunis dans un camps improvisé à Calais, connu sous le nom de la « Jungle » pour sa population diverse, ces quelques 3000 réfugiés, selon The Guardian, se contentent de conditions de vie dans lesquelles l’accès à l’eau potable, à la nourriture ou encore aux soins est possible grâce à l’aide de certaines personnes bienveillantes et sensibles à leur situation difficile.

La « Jungle Books »

C’est le cas de Mary Jones, professeur britannique, qui a décidé de leur apporter un petit peu de changement en mettant en place une « Jungle Books » au sein de cette communauté qui comprend déjà deux églises, une mosquée, des épiceries, restaurants ou encore un atelier de réparation de vélos. « Je voulais faire quelque chose de qui apporte un soutien réel, pratique », explique l’habitante d’Amiens originaire du Pays de Galles. Ce « Livre de la jungle », de son nom en français, est en réalité une bibliothèque. Livres d’enfants, dictionnaires, livres de référence et autres 200 ouvrages sont ainsi proposés à ces personnes afin de les ouvrir à d’autres horizons.

De la poésie pour s’échapper du quotidien

« Je voulais offrir mettre en place une véritable offre pratique. Beaucoup de personnes sont éduquées, elles veulent partir et veulent un livre qui les aidera à lire et écrire l’anglais, postuler pour du travail, remplir des formulaires », précise-t-elle au Publishing Perspectives.

Mais Mary Jones fait appel aux dons de livres, via son adresse email [email protected], pour compléter sa Jungle Books et notamment dans la langue d’origine des réfugiés. Des « dictionnaires français-pachtou, anglais-pachtou et érythréens, et des livres dans les langues maternelles des migrants » sont les plus recherchés pour l’instant. Pour autant, qu’ils soient Afghans, Syriens ou en encore Erythréens, échappant à la guerre ou à la répression, l’enseignante l’assure, « les gens demandent – des nouvelles et de la poésie, par exemple ». Mais la « Jungle Books » va encore plus loin, puisque l’initiative prend également en charge une école qui offre des cours pour les réfugiés et les demandeurs d’asile dans le camps, comme le rapporte The Guardian.

Ph. DR