Un doctorant rédige une thèse de 149 pages sans aucune ponctuation

235

La fin de l’année académique approche à grands pas et d’ici quelques semaines, de nombreux étudiants remettront leur thèse, leur mémoire ou leur TFE. Si vous êtes encore en pleine rédaction, on vous déconseille de faire comme Patrick Stewart. Cet Amérindien qui étudie au Canada vient de remettre une thèse de 149 pages, et plus précisément de 52.438 mots, qui ne contient aucun signe de ponctuation. « J’aime dire qu’il s’agit d’une seule phrase, longue, sans coupure, du début à la fin » commente l’étudiant.

Evidemment, il ne s’agit pas d’un oubli de ce doctorant de 61 ans. Par ce geste, il souhaite dénoncer l’oppression post-coloniale de la culture amérindienne, mais aussi « l’acceptation aveugle des conventions de la langue anglaise dans le monde universitaire« . « Mon style d’écriture ne vient pas d’une certaine paresse ou d’un manque de connaissance de la langue anglaise, c’est une forme de résistance grammaticale déconstructiviste », explique-t-il. Néanmoins, pour faciliter la vie de ses examinateurs, il a tout de même débuté chaque chapitre par un petit résumé rédigé selon les règles académiques habituelles.

Heureusement pour lui, le jury a apprécié sa démarche. Mais l’étudiant amérindien avait prévu le coup. « Il n’y a rien dans les textes officiels de l’université sur les règles en matière de ponctuation », a-t-il déclaré.