«Tout est important pour l’évolution de Legolas»

Le Hobbit: la Bataille des Cinq Armées a conclu en beauté la formidable épopée de Peter Jackson. Ce tout dernier chapitre est désormais aussi disponible en DVD et Blu-ray. Les fans peuvent donc désormais revivre chez eux toute l’histoire de la Terre du Milieu. Pour La Bataille des Cinq Armées, Orlando Bloom a aussi endossé pour la dernière fois le rôle de Legolas. Nous lui avons demandé quel était son état d’esprit après sa présence quasi continue dans Le Hobbit comme dans Le Seigneur des Anneaux.

Dans quel état d’esprit êtes-vous maintenant que ce fantastique voyage est terminé?

«J’en avais déjà vécu la fin avec Le Seigneur des Anneaux. Je pensais en effet que Le Hobbit ne ferait pas l’objet d’une adaptation au cinéma, mais maintenant c’est vraiment la fin! Je suis un peu plus vieux, un peu plus sage et très reconnaissant. Le rôle de Legolas a eu une influence importante sur ma carrière et l’a déterminée en grande partie. Je regrette que ce soit terminé!»

Quelles sont les relations qui comptent le plus pour Legolas dans le tout dernier film?

«En fait, elles sont toutes importantes… Les rapports entre Thranduil et Legolas, sa relation avec Tauriel… Pas mal d’informations importantes sont données au spectateur dans le tout dernier film. Elles confèrent un background au seul Elfe de la Communauté de l’Anneau. Tout ce qu’il a vécu au cours de la trilogie du Hobbit, les relations entre les Elfes, les Nains et les Hommes, les actions de son père et la dynamique entre Tauriel et Legolas, tout cela a déterminé sa personnalité.»

À quel genre de cascades devons-nous nous attendre dans La Bataille des Cinq Armées?

«Elles sont encore meilleures et plus gigantesques, c’est l’un des points forts de Pete (Peter Jackson, le metteur en scène). Il a un don pour capter qui sont les personnages et ce dont ils ont besoin. J’ai adoré me glisser dans la peau de Legolas car j’ai toujours eu des scènes délirantes. J’ai vraiment fait des choses dingues!»

Comment vous débrouillez-vous désormais avec un arc et des flèches?

«Plutôt bien, j’ai pu pas mal m’exercer! Je pense qu’il faut être doué pour ce genre de chose et, heureusement, j’ai pu me débrouiller. Cela me plaît, c’est sympa.»

La Nouvelle-Zélande vous manque-t-elle?

«Tout à fait, c’est un pays magnifique! J’ai l’impression d’y être chez moi. C’est chouette de savoir que ce sera toujours ainsi. J’ai hâte d’y retourner en vacances et d’aller voir Pete et Fran (Walsh). Je ne l’ai pas encore fait. Je me disais tout le temps « Va en Nouvelle-Zélande », mais j’étais trop occupé. Quand le temps sera venu, j’y retournerai, c’est certain!»

Outre Ian McKellen, qui a participé aux six films, vous êtes une valeur sûre de la Terre du Milieu avec cinq films. Quel effet cela vous fait-il?

«Je n’y avais jamais pensé jusqu’ici, mais c’était formidable que l’on me demande de reprendre le rôle de Legolas. J’avais plaisanté avec Peter à ce propos, avant qu’il ne commence Le Hobbit. J’ai vécu un moment incroyable quand il m’a téléphoné pour m’annoncer qu’il voulait impliquer Legolas dans Le Hobbit et qu’il voulait me voir pour réfléchir à comment on pourrait le faire.

Pete est une autorité en la matière. Il s’est plongé dans cet univers plus que n’importe qui. Quand il m’a dit qu’il y avait une possibilité de conflit et de dynamique entre le père et le fils, qu’un nouveau personnage allait être introduit et que tout cela était important pour l’évolution du personnage de Legolas en tant qu’unique Elfe de la Communauté de l’Anneau, cela m’a d’emblée paru logique et authentique.»

Vous avez eu l’occasion de relier les points entre le Legolas de maintenant et le Legolas d’il y a dix ans. Cela a-t-il été une transition facile pour vous?

«Franchement, je ne pensais plus au Seigneur des Anneaux. Je devais me focaliser sur le moment et sur ce qui se passe dans ce film. Les livres du Seigneur des Anneaux constituaient une sorte de Bible pendant le tournage. J’ignorais dans quelle direction partirait l’histoire jusqu’à ce que j’aie le script en mains.»

Comment s’est passée la collaboration avec Evangeline Lilly?

«Elle est formidable. Je trouve qu’elle a amené la passion et l’énergie nécessaires pour le rôle. Ce n’était pas évident d’apporter la seule contribution féminine en tant qu’Elfe. Vous aviez bien évidemment aussi Cate Blanchett, qui apparaissait et disparaissait gracieusement, mais Evangeline a dû vraiment se battre avec ce personnage pour découvrir qui elle était. Cela a marché avec la collaboration de Pete et Fran, qui ont été immédiatement séduits par son enthousiasme.»

Lui avez-vous donné des cours particuliers de tir à l’arc?

«Elle n’en avait absolument pas besoin! Elle était très douée et était aussi assistée par une fantastique équipe de cascadeurs.»

Avez-vous dû compter sur votre mémoire musculaire?

«Avant de commencer le tournage, je me demandais si tout allait revenir? Si ce serait la même chose ou totalement différent? Si cela donnerait bien? J’en suis même venu au point que je voulais porter le costume original. Quand je suis arrivé sur le tournage, je suis passé chez l’habilleuse. J’ai vu le costume original et je me suis dit que j’aimerais bien le remettre. Il m’allait encore toujours! Je n’avais donc pas trop changé, ce qui était cool, mais aussi un peu angoissant. Finalement, je suis quand même un peu plus athlétique.»

Qu’est-ce qui était difficile à refaire?

«Rien n’était insurmontable avec un peu d’application et de travail. Il a fallu un peu de temps pour l’accent et les autres particularités des Elfes. Le physique était intéressant, parce que je suis plus vieux et que mon corps est plus sensible à la douleur et aux bobos. Legolas est physiquement un personnage très costaud. Je pense que les hommes se laissent vite aller, tandis que les Elfes restent toujours actifs.»

Vous souvenez-vous de votre tout dernier jour de tournage?

«Oui, nous étions en train de tourner une scène quand Pete a soudain passé la musique du Seigneur des Anneaux. Ma toute dernière prise était loufoque et plutôt gag. Il y avait toute une agitation sur le tournage et puis cette musique est soudain sortie des haut-parleurs!»

Jusqu’à quel point les fans sont accros à la Terre du Milieu selon vous?

«Je pense que les fans des livres, de cet univers et des films examinent tout. Ils ne regardent pas simplement le film. Ils étudient les versions longues et tout ce qu’il y a en arrière-plan. Ils sont vraiment passionnés. Pete est aussi un fan, qui a fait le film pour les autres fans.»

Le Hobbit: la Bataille des Cinq Armées est désormais disponible à la vente en DVD et Blu-ray