Les Daft Punk enlèvent leurs casques pour un plasticien français

Image rare, les Daft Punk Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homen-Christo ont posé sans leurs célèbres casques pour une sculpture réalisée par le plasticien français Xavier Veilhan et exposée à partir de ce jeudi à New York. La sculpture en « contreplaqué de bouleau » d’1,61 mètre de haut présente les deux musiciens en pied, mains dans les poches et portant de grosses lunettes de soleil, mais sans leurs fameux casques de robots qui les a rendus célèbres à travers la planète, d’après la photo diffusée par la galerie Perrotin sur son site internet.

Daft Punk

L’œuvre est visible à partir de ce jeudi à New York dans le cadre de l’exposition « Music » proposée par Xavier Veilhan en partie à New York (jusqu’au 11 avril) et en partie à Paris (7 mars-11 avril), dans deux des sites de la galerie Perrotin. Si des photos anciennes des Daft Punk circulent sur Internet, les deux musiciens franciliens n’apparaissent désormais plus sans leurs casques, y compris lors de leur triomphe aux Grammy Awards en janvier 2014. Un anonymat savamment orchestré qui, avec leur musique, assure la renommée internationale des « Robots ».

« A New York, l’exposition rend hommage aux grands producteurs de musique, qui façonnent la bande-son de notre époque » comme les deux Daft Punk, mais aussi Brian Eno, Nigel Godrich ou Quincy Jones, indique la galerie Perrotin. Cette série « Producers » est constituée de « sculptures réalisées d’après des scans en 3D dans une gamme de matériaux variés, du bois au métal« . « Le plus amusant« , explique Xavier Veilhan au blog spécialisé The Creators Project, c’est qu’il n’a « pas eu à demander » aux Daft Punk de poser sans casques. « C’était une réponse logique à ma proposition: je leur ai proposé de les présenter en tant que producteurs et pas en tant que musiciens. Après avoir discuté ensemble, on a décidé qu’ils devraient apparaître sous leurs vrais noms. Ils m’ont dit: ‘OK, cette sculpture doit être l’image qui n’existe pas de nous. Ainsi, si quelqu’un veut voir à quoi nous ressemblons en vrai, il devra regarder la sculpture‘ », ajoute le plasticien français.