Bruxelles: Les voix de la rue en direct du studio

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La «Voix de la Rue», c’est une émission de radio qui est diffusée en direct chaque quatrième lundi du mois sur Radio Panik. Ce projet initié par DoucheFLUX On Air a pour objectif d’aborder des problématiques liées à la pauvreté. Et les animateurs de l’émission ne sont pas n’importe qui! Ce sont les personnes en difficultés elles-mêmes.

«Bon, quel est le sujet du jour?». Voici comment commence chaque lundi le petit briefing avant l’enregistrement en direct de l’émission «La Voix de la Rue». «Il y a plein de sujets», répond Thierry à Vanessa, l’ingénieur son bénévole, qui joue aujourd’hui le rôle d’animatrice. «Nous avons une interview en direct de Pascale qui nous expliquera ce qu’est la Maraude, une autre de Bruna Sassi pour les Cafés suspendus», continue Thierry. Également présente dans la conduite la question de l’éventuelle crémation systématique des sans-abri à Bruxelles.

Une véritable émission

Les thèmes abordés à chaque émission sont en lien avec la vie à la rue, la pauvreté et la précarité des conditions d’existence des plus démunis. Les participants se réunissent trois mercredis par mois afin de choisir les sujets. «Ensuite, ils partent enregistrer leur interview grâce à du matériel acheté par DoucheFLUX et reviennent ici pour monter leur reportage», développe Vanessa.

À moins d’un quart d’heure du lancement de l’émission, les animateurs-chroniqueurs et les invités entrent en studio. Vanessa refait une dernière fois le tour de la conduite. «Je vous rappelle qu’on essaie d’avoir une certaine distance critique. Témoigner, c’est bien mais nous devons mettre nos témoignages en perspective», explique-t-elle. «N’oubliez pas que c’est un vécu personnel et que nous n’avons pas la vérité absolue.» Pour ce faire, c’est à travers des débats, des reportages, des informations pratiques que sont abordées les différentes thématiques.

De la radio au journal

La «Voix de la Rue» est un projet de l’asbl DoucheFLUX, «une association bilingue», insiste le président Laurent d’Ursel. L’objectif est d’une part de sensibiliser les auditeurs à la précarisation de plus en plus importante et, d’autre part, d’améliorer la situation en proposant des vécus, des points de vue et des conseils utiles. Parmi les autres projets de l’asbl, un magazine est tiré à plusieurs exemplaires et distribué en rue par les précarisés et les bénévoles pour seulement 2€.

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