La Flandre lance ses autoroutes cyclables

Fin octobre, la province de Flandre orientale a annoncé travailler à un véritable réseau d’autoroutes cyclables. En 2018, les amateurs de la petite reine relieront Gand à Anvers presque sans danger. Le projet n’est pas neuf. En 1997, les édiles provinciaux avaient avalisé une note sur un projet de réseau d’envergure pour cyclistes, soit 1.200km d’itinéraires spécifiquement dédiés aux deux-roues. À l’heure actuelle, 69% des routes ont été terminées.

Les fameuses «autoroutes cyclables» représentent la moitié du réseau mais ne sont pas tout à fait terminées, relayait De Standaard, évaluant à 200 km le reste de voiries à aménager. Ces routes n’ont rien à voir avec les traditionnelles pistes cyclables qui jalonnent nos rues. Il s’agit de routes «plates, rectilignes, sans obstacles (dans la mesure du possible), et pourvues de croisements sécurisés», assure la province flandrienne sur son site internet. En béton ou en asphalte, elles n’accepteront que les cyclistes.

Destinées à faciliter surtout les trajets «fonctionnels» (vers l’école ou le lieu de travail), ces routes permettront à leurs utilisateurs munis d’un vélo électrique de rallier Gand depuis Deinze, Wetteren ou Lokeren en une demi-heure. Les plus courageux pourront également rejoindre Anvers sans craindre un itinéraire dangereux pour les usagers plus faibles que sont les cyclistes. D’ici la fin 2018, les routes Gand-Anvers, Gand-Deinze-Zulte, Gand-Wetteren et le tronçon via Termonde seront terminés. L’investissement est actuellement de 2,5millions€ pour préparer 20km de voiries par an.