Manger des insectes demande de prendre quelques précautions

Dans le monde, il existe plus de 1.500 espèces d’insectes considérées comme comestibles par l’être humain. En Belgique, on en recense douze présentes sur le marché. Hier, le Conseil Supérieur de la santé et le Comité scientifique de l’AFSCA se sont prononcés sur les éventuels risques sur la santé. Bien que la consommation humaine d’insectes, appelée entomophagie, soit sans danger, quelques précautions restent de mise.

«Il existe peu d’informations spécifiques disponibles dans la littérature concernant les dangers potentiels liés à la consommation humaine d’insectes d’élevage», explique le Docteur Lieve Herman. Les deux institutions sont donc d’avis qu’un plus grand nombre d’études est nécessaire, notamment sur l’effet de la transformation et des méthodes de conservation. «Les dangers dépendent de l’espèce de l’insecte, des conditions de l’élevage et de la transformation ultérieure», développe le Professeur Marie-Louise Scippo.

L’AFSCA et le Conseil de Supérieur de la Santé se sont ainsi penchés sur les dangers chimiques, microbiologiques, physiques et au niveau des allergènes de la consommation d’insectes entiers ou comme préparation telle que le ver de farine moulu .

Recommandations de l’AFSCA et le Conseil de Supérieur de la Santé

  • Consommer uniquement des insectes destinés à la consommation humaine, des insectes d’élevage et non sauvages
  • Cuire les insectes avant de les consommer, par cuisson à l’eau, friture ou au wok
  • Retirer les pattes et les ailes avant consommation
  • Respecter les conditions de conservation adéquates. Conserver à bonne température, c’est-à-dire 7°
  • Les personnes allergiques aux mollusques, aux crustacés et aux acariens, éviter la consommation d’insectes

Effets bénéfiques de la consommation des insectes

Les insectes comestibles sont, selon le Conseil Supérieur de la Santé et l’AFSCA, relativement nourrissants. Ils apportent des vitamines, des minéraux, des fibres et des bons acides gras. Sans oublier qu’à l’heure où la production de protéines animales suscite des questionnements en matière environnementale, la consommation d’insecte peut constituer une source alternative de protéines alimentaires. En effet, comme l’explique le Professeur Marie-Louise Scippo, dans 100 gr de ver de farine, nous retrouvons la même quantité de protéines que dans un steak de 100 gr.

Les espèces consommées en Belgique en 2011

afsca

Crédit Photo: AFP / H. Dinh Nam/ Afsca

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