Incolore mais pas insipide, le dernier Murakami

Incolore, le nouvel héros de Murakami? Cela ne l’empêchera pas en tout cas de marquer les lecteurs! Pour son retour au réalisme après le succès planétaire de sa trilogie aux créatures étranges «1Q84», le plus célèbre des auteurs japonais nous conte l’histoire de Tsukuru Tazaki, ingénieur trentenaire passionné par les gares qui se sent transparent, incolore… A l’origine de son trouble, une amitié brisée. Ado, Tsukuru faisait partie d’un cercle d’amis inséparables aux prénoms colorés. Sauf le sien. Mais un beau jour, les amis de Tsukuru décident de ne plus jamais le voir. Sans aucune explication. Pendant 16 ans, ce rejet va hanter Tsukuru. Jusqu’au jour où Sara entre dans sa vie. Et le pousse à leur demander. Alors Tsukuru entame son drôle de pèlerinage, qui est aussi une référence au «Mal du pays», de Franz Liszt. Les navetteurs apprécieront, eux, le passage (page 216) sur les objets perdus découverts dans les gares japonaises. (cd)

«L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage», de Haruki Marakami, éditions Belfond, 384 pages, 23 €