Il n’est pas bon d’aider les enfants à faire leurs devoirs!

Une étude américaine vient de démontrer qu’aider son enfant à faire ses devoirs à la maison ne serait pas lui rendre service. Cette aide aurait même des conséquences négatives sur sa réussite. Aux États-Unis comme chez nous, s’investir dans la vie scolaire de ses enfants ferait partie des « fausses bonnes idées ». Assister aux réunions avec les professeurs, s’impliquer dans la vie de l’école ou encore aider lors des devoirs sont souvent des sources de frustration et de culpabilité pour des parents souvent submergés par leur vie professionnelle. Et ces différentes implications auraient même des conséquences négatives pour les enfants.

En janvier dernier, une équipe de chercheurs américains a achevé l’étude la plus importante jamais menée sur la manière dont l’implication des parents affecte la réussite scolaire des enfants. Keith Robinson, professeur de sociologie à l’Université du Texas à Austin, et Angel L. Harris, professeur de sociologie à l’Université Duke en Caroline du nord, ont dirigé cette étude. Ils ont observé 3 décennies d’élèves et ont suivi 63 manières différentes qu’ont les parents de participer à la vie scolaire de leurs enfants. Ensuite, ils ont comparé l’évolution des résultats scolaires comme ceux des tests de lecture ou de mathématiques en fonction des multiples implications des parents. Naturellement, on aurait tendance à croire que plus un parent est présent lors des devoirs scolaires, plus l’enfant aura des chances de réussir. Et bien c’est faux! Les résultats obtenus lors de cette étude ne sont pas ceux attendus. La plupart des interventions parentales semblent donner peu ou pas de résultats et, parfois même, elles engendre des échecs scolaires.

Robinson et Harris ont conclu leur étude en affirmant que la participation des parents à l’éducation scolaire de leurs enfants ne les aide pas. Une fois à l’école, les enfants sont seuls face à leurs examens et n’apprennent pas toujours à raisonner par eux-même, sans l’aide d’un parent. Cette aide parentale peut même entraîner l’enfant vers un échec scolaire. Cela est dû au fait que de nombreux parents ont oublié ce qu’ils ont appris au même âge ou tout simplement qu’ils ne sont pas au courant de la matière étudiée en classe. De même, rencontrer souvent les enseignants et directeurs ne semblent pas améliorer les performances des enfants en comparaison aux résultats des enfants dont les parents ne sont jamais en contact avec le corps professoral.

Autres interventions parentales totalement inutiles: aider un adolescent à choisir ses options au secondaire, punir un enfants alors qu’il a eu une mauvaise note à l’école ou encore insister sur des règles strictes sur quand et comment faire les devoirs à la maison. Ce type d’ingérence dans la vie scolaire de l’enfant peut le rendre plus anxieux à l’école. Alors une moins grande implication dans les devoirs scolaires des enfants les encouragerait à mieux comprendre par eux-même la matière enseignée. Cependant, il n’est pas interdit de donner de temps en temps un petit coup de pouce non plus.