Des « îles flottantes » à New-York ?

Des îles flottantes, voilà ce que pourrait installer la ville de New-York afin de répondre au problème récurrent des millions de tonnes de déchets produits chaque année par ses habitants. Installés dans cinq districts de l’agglomération, les dix centres permettraient de récupérer les détritus afin de les transformer en compost. Bien que cette idée soit attachée au projet « Green Loop » qui permet de trouver des solutions durables et des alternatives écologiques, elle a été imaginée par les architectes du cabinet Present Architecture.

Tous les points semblent ainsi avoir été pensés pour que cela fonctionne. Concernant l’odeur, Evan Erlebacher et André Guimond , les deux chefs de file du projet, affirment dans le Huffington Post américain  qu’ « Il s’agit d’une installation de traitement industriel donc il existe plusieurs options pour éliminer les odeurs : la température , le taux d’oxygène et la composition du compost. Ces choses peuvent être contrôlées grâce à l’installation industrielle . Le compostage peut se faire dans un système fermé qui réduit les odeurs et les bio- filtres sont également un moyen efficace pour les réduire dans l’air ». Ce système permettrait également une avancée dans le tri des déchets organiques bien qu’une collecte sélective pour ces derniers existe déjà.

Situées en front de mer, les îles flottantes profiteront ainsi de « l’infrastructure de transport existant », rappellent les deux concepteurs. De plus, « Un grand projet de construction comme celui-ci permet de garder les gens occupés pendant un certain temps. Et puis une fois que les installations seront en place il y aura besoin de personnes pour les faire fonctionner et gérer les exploitations ». Le petit plus ? Des parcs de loisirs seront implantés sur le toit des îles et disponibles pour le jardinage, le sport ou même le ski de fond.

Malgré le fait que le projet ait été inclus dans le plan de restructuration de la ville pour 2020, il est encore loin de devenir vraiment réalité. La raison ? Le coût, bien que celui-ci serait rapidement rentabilisé par les bénéfices apportées. « Si vous considérez que New York dépense plus de 300 millions de dollars chaque année pour les déchets transportés par camion hors de la ville, il est possible que ces installations pourraient apparaître comme un avantage financier au fil du temps », expliquent les architectes. Ils rajoutent par ailleurs qu’ « Un projet comme celui-ci pourrait prendre des années à examiner et à construire, en revanche la construction du réseau peut être progressive ».

Un chemin encore incertain puisqu’ils admettent que « Pour la mise en œuvre d’un tel projet, il faudrait une quantité énorme d’engagement et de soutien, pas seulement sur ​​le plan financier, mais aussi des agences gouvernementales locales et de l’Etat. Pour rendre le concept plus concret, nous voulons évaluer et étudier la faisabilité des citoyens.  La gestion des déchets urbains et le changement climatique sont des problèmes complexes et sensibles qui nécessitent une approche réfléchie », concluent-ils.

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