La consommation d’insectes autorisée en Belgique

L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) belge s’est prononcée dans un communiqué: les belges auront désormais la possibilité de consommer dix insectes sélectionnés par l’institut en charge de la sécurité alimentaire. Qu’il s’agisse du ver de farine, du ver de farine géant, du ver Buffalo, de la chenille de la fausse teigne, du criquet pèlerin d’Amérique, du grillon à ailes courtes, de la chenille de la petite fausse teigne, de la chenille du bombyx, du criquet migrateur africain, du grillon à ailes courtes ou encore de la chenille de la fausse teigne, ils pourront désormais être mis sur le marché dans le cadre de la consommation humaine.

« Les insectes que nous avons autorisés sont consommés régulièrement dans certaines parties du monde et en Belgique sans que des conséquences néfastes n’aient été observées », assure Jean-Paul Denuit, porte-parole de l’AFSCA. C’est pourquoi cette consommation sera néanmoins établie en parallèle à la législation en vigueur qui nécessite « l’application de bonnes pratiques d’hygiène, la traçabilité, la notification obligatoire, l’étiquetage et la mise en place d’un système d’autocontrôle ».

Une décision qui a été prise alors que la législation européenne sur le sujet, Novel Food, stipule que la mise sur le marché de nouveaux aliments doit faire l’objet d’une évaluation des Etats membres et de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, avant une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par la Commission européenne, selon Le Monde. Une formalité qui devrait normalement être revue puisque la Commission Européenne présentera un projet de révision de ce règlement pour 2016 dont le but « vise à faciliter l’accès au marché des aliments nouveaux et innovants, tout en maintenant un niveau élevé de protection des consommateurs ». En attendant l’AFSCA a décidé de prendre les devants, affirmant , pour sa défense, qu’elle « ne peut accepter une situation hypocrite où des Etats en principe interdisent tous les insectes comme denrée mais les tolèrent. Nous avons voulu supprimer l’incertitude juridique pour les entreprises alimentaires qui se développent dans ce secteur. »