Des bébés à trois parents biologiques dans un futur proche ?

Deux mères et un père biologiques ? C’est le quotidien de 116 enfants nés dans les années 2000 suite à la technique du transfert cytoplasmique. Une méthode qui permettait à l’époque d’éviter la transmission de maladies mitochondriales, incurables et responsables d’un défaut de consommation d’oxygène et de production d’énergie. Le principe étant de mélanger l’ADN de deux femmes dans un bébé avant que ce ne soit interdit par la FDA, Food and Drug Administration,  en 2001.

Le débat est cependant relancé depuis que le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont évoqué l’idée de réutiliser cette pratique. Pour appuyer cette volonté, les chercheurs n’hésitent pas à mettre en avant le fait qu’aucune preuve n’a été avancée sur la nuisibilité de celle-ci et qu’elle a pour avantage d’assurer un enfant en bonne santé. De l’autre côté, des problèmes d’étique sont évoqués par ceux qui s’opposent à la réautorisation de la pratique. Slate rapporte que selon WBUR CommonHealth, un site de la radio publique américaine, le problème viendrait clairement du manque de suivi des enfants nés suite au transfert cytoplasmique. «  Les scientifiques n’ont aucune données sur leur développement, sur les risques que comporte le transfert cytoplasmique« , rapporte-il.