Présidentielle française – Le Pen, Macron, Fillon, Hamon et Mélenchon tentent de se donner une carrure présidentielle

Les cinq candidats récoltant actuellement plus de 10% d’intentions de vote à l’élection présidentielle française selon les sondages ont entamé le débat lundi soir sur TF1 en répondant à la question « Quel président voulez-vous être? « . Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En Marche! ), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti Socialiste) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) avaient chacun une minute trente pour esquisser la France qu’ils entendent dessiner au cours de leur quinquennat s’ils sont élus. François Fillon fut le premier à prendre la parole. Il a commencé son intervention en déplorant le fait que seul cinq des onze candidats à l’Elysée avaient été conviés à ce débat. Un regret qui a également été formulé par Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
L’ex-Premier ministre a une nouvelle fois vanté la solidité de son programme, « préparé de longue date avec des milliers de Français », et affirmé qu’il était le seul candidat capable de se reposer sur une majorité stable à l’Assemblée nationale.
Second à prendre la parole, Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa volonté d’être le dernier président de la Cinquième République. « Sitôt élu, je convoquerai une assemblée constituante et elle redéfinira les règles, ce sera la fin de la monarchie présidentielle », a assené le candidat de gauche radicale, qui a mis en avant les dimensions écologique et sociale de son programme.
Emmanuel Macron s’est pour sa part posé comme le candidat hors système. « Je ne fais pas partie de la vie politique depuis des décennies », a lancé l’ancien ministre de l’Economie âgé de 39 ans à ses rivaux. « Ceux qui n’ont pas réussi à résoudre les problèmes d’hier n’y arriveront pas demain », a-t-il déclaré, réitérant sa confiance en les qualités de la France.
Marine Le Pen s’est elle une nouvelle fois fait la championne du patriotisme et de la préférence nationale. « Je veux être la présidente de la République française, je n’aspire pas à administrer ce qui serait devenu une vague région de l’Union européenne, je ne souhaite pas être la vice-chancelière de Mme Merkel », a décoché la députée européenne.
Benoît Hamon a quant à lui retourné la question à son auditoire, préférant lui demander « quelle nation voulons-nous être au soir du 7 mai (soir du second tour de l’élection) »? L’ancien ministre de l’Education a opposé un Hexagone « belliqueux » à une France « fraternelle », un pays « soucieux du monde » à un Etat « obsédé par les profits à court terme ». « Quel message voulons nous adresser au monde, la paix et la coopération ou la concurrence et le nationalisme? « , a-t-il encore questionné.
Les cinq candidats ont ensuite ouvert le volet consacré à la société, au cours duquel l’éducation, l’immigration et la justice ont été évoquées.

Source: Belga

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