Blanche à l’Eurovision : « Ma chanson parle beaucoup d’amour »

Ph. RTBF / Marie Wynants

Talent de la 5e saison de « The Voice Belgique », Ellie Delvaux, qui se fait désormais appeler Blanche, représentera nos couleurs à l’Eurovision le 9 mai prochain, en Ukraine. La jeune bruxelloise de 17 ans va tenter de réitérer l’exploit de Loïc Nottet il y a deux ans, en interprétant « City Lights », un titre moderne et mélancolique sur une musique électronique. Rencontre avec une jeune artiste prometteuse.

Comment as-tu réagi quand tu as su que tu étais choisie pour représenter la Belgique à l’Eurovision ?

« Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite parce que tout s’est passé très vite. Je n’y avais pas vraiment pensé donc quand on me l’a annoncé, je n’y croyais pas trop. Je me suis dit ‘c’est vraiment moi qui vais chanter sur cette scène?’ C’était fou, je ne réalisais pas vraiment.»

La chanson nous dit « mettons un peu de lumière dans nos vie »

Qu’est-ce que ça représente pour toi cette participation ?

« Une expérience magnifique. Tu acquiers énormément d’expérience en très peu de temps. Tu ne dois pas passer par toutes ces petites scènes pendant des années pour te faire connaître.»

À 17 ans, ça ne te stresse pas trop de chanter devant des millions de téléspectateurs ?

« Je pense que ce n’est pas une question d’âge, ça dépend de la personne. Évidemment, ça me stresse mais je me suis déjà habituée sur d’autres scènes. Et puis, je suis surtout stressée quand je ne maîtrise pas ce que je fais. Là, je connais bien ma chanson. Et le jour de l’Eurovision, je serai tellement bien préparée que je serai moins stressée. Enfin, ce ne sont que des prédictions (rires). »

On te connaît grâce à ton parcours dans The Voice (demi-finale, NDLR). L’émission t’a-t-elle apporté beaucoup d’expérience ?

« Oui, mais c’est surtout l’expérience humaine que je retiens. Pas que les autres candidats mais aussi toutes les personnes qui travaillent pour l’émission. J’avais peur du monde de la télévision qui a souvent un côté dur. Mais sur ‘The Voice’, tout le monde était génial donc ça m’a rassurée sur ce milieu. Sinon, ça m’a aussi apporté de l’expérience scénique : l’oreillette, les caméras, le public, etc. Les coaches nous ont beaucoup apporté ce niveau-là. »

Ph. RTBF / Marie Wynants

Ta chanson, « City Lights », est à la fois mélancolique et rythmée, avec une musique électronique. Qu’est-ce que tu veux raconter avec cette chanson ?

« La chanson n’a pas été composée pour l’Eurovision. Elle parle beaucoup d’amour et est animée par le thème de la lumière. Ça parle d’un début de relation, des moments de doutes, et puis on se dit ‘allez, je me lance’. La chanson nous dit: ‘Mettons un peu de lumière dans nos vies’. »

C’est Pierre Dumoulin du groupe Roscoe qui a composé «City Lights ». Comment s’est passée la collaboration ?

« C’est lui qui a écrit la musique et nous avons écrit les paroles ensemble. Il avait bien aimé ce que j’avais fait sur ‘The Voice’ et m’a proposé la musique. Ensuite, on s’est penché ensemble sur des paroles qui nous parlaient à tous les deux. La collaboration se passe hyper bien parce qu’on est vraiment sur la même longueur d’ondes. »

Blanche, c’est mon troisième prénom

Tu as choisi Blanche comme nom de scène, pourquoi ?

« C’est mon troisième prénom. Je trouvais que c’était un beau prénom, qui est graphique et qui sonne bien. C’est court et c’est simple. »

Quel est ton plan de bataille d’ici au mois de mai ?

« Beaucoup de répétitions, on doit penser à la scénographie qui devient de plus en plus concrète. Ce qui va aussi être important, c’est de faire un maximum de promo dans les autres pays. Ce sont eux qui votent donc si on veut récolter des points, il faut aller chercher le public là-bas. Et puis en dehors de l’Eurovision, il y a encore mon projet d’EP à faire tourner. »

Tu vas encore à l’école, comment gères-tu ton emploi du temps ?

« Depuis ces derniers mois, c’est devenu difficile, mais ça va, je m’en sors assez bien. Je sens que je dois faire attention. Mais mes parents sont très fiers (rires). »

Pour la mise en scène, on va faire quelque chose de classe

Que prévois-tu au niveau de la mise en scène en Ukraine ? Quelque chose de sobre ou de plus extravagant ?

« Ce ne sera pas quelque chose d’exubérant mais ce ne sera pas simple non plus. Il va bien sûr falloir qu’on se serve de cette grande infrastructure et plein de choses peuvent être faites. Ce serait dommage de ne pas en profiter. On va essayer de faire quelque chose de classe, en jouant évidemment sur les lumières. »

Qu’avais-tu pensé de la prestation de Loïc Nottet ? Qu’est-ce que son parcours t’inspire ?

« Sa prestation et sa chanson étaient excellentes. Ce que je trouve hallucinant, c’est qu’il a quand même tenu presque deux ans avec la même chanson. Le public l’adore, c’est génial. »

Tu prépares un premier EP avec Pierre Dumoulin. Est-ce qu’il sera dans le ton électronique de « City Lights »?

« Pour l’instant, on s’est surtout concentrés sur ‘City Lights’, on n’a pas encore vraiment eu le temps de se pencher sur les autres titres. On a des morceaux de Pierre, d’autres morceaux qu’on a reçus et j’ai aussi composé quelques titres. On verra après l’Eurovision si on reste dans le même style ou si on va vers quelque chose qui bouge un peu moins. Rien n’est encore bien défini.»