La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) demande mercredi une enquête sur les arrestations qui ont eu lieu samedi dernier devant la Bourse de Bruxelles. Elle les « dénonce fermement » et déplore que le président de son organisation membre en Belgique a également subi le même sort, estimant que la police avait violé les droits humains de liberté de réunion et d’association pacifiques. La Ligue belge des droits de l’homme avait entrepris la même démarche mardi. Alexis Deswaef, président de la Ligue belge des droits de l’homme, avait été interpellé dès son arrivée Place de la Bourse, arrêté, menotté et enfin emmené à la caserne d’Etterbeek où il avait été contraint de vider ses poches et de remettre son portable, puis photographié et mis en cellule, avant d’être enfin relâché une heure et demie après son arrestation, selon le récit de la FIDH. Au total, 99 personnes ont été interpellées samedi.

Cette « réaction disproportionnée des autorités face à un rassemblement pacifique qui avait pour but de commémorer les victimes des attentats témoigne d’une dérive sécuritaire qui risque de mettre en danger les valeurs démocratiques que ces mêmes autorités sont censées protéger. La réaction des autorités est encore plus inacceptable quand on la compare à la tolérance dont ont fait preuve les forces de l’ordre envers les 450 extrémistes qui ont marché sur la Bourse le 27 mars en criant des slogans haineux et en faisant des saluts nazis », souligne la Fédération.

Tout comme la Ligue belge des droits de l’homme, elle demande aux autorités d’enquêter sur les agissements de la police et de rendre ses conclusions publiques.

Source: Belga