Le 10 décembre, Namur sera « Ville lumière » pour « déclarer sa flamme aux droits humains »

Amnesty International a lancé lundi à Namur sa traditionnelle campagne de fin d’année en faveur des droits humains. Celle-ci se clôturera le 10 décembre, journée internationale des droits de l’Homme, lors de laquelle des dizaines de bougies seront allumées dans les Jardins du Maïeur. Namur s’engage ainsi aux côtés d’Amnesty en étant « Ville Lumière » et « déclare sa flamme aux droits humains ». Outre les traditionnelles bougies, Amnesty propose dès lundi au public d’acheter un nouveau produit: une vignette autocollante à afficher sur sa fenêtre ou son pare-brise à l’effigie du Chat de Philippe Geluck, qui sera vendue 5 euros.

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Amnesty souhaite vendre 50.000 vignettes et 130.000 bougies en Belgique grâce à 846 bénévoles pour mener à bien sa mission de promotion des droits humains partout dans le monde. Une carte interactive mentionne les points de vente sur www.amnesty.be. Près de 25 communes de Bruxelles et de Wallonie dont celles de Namur et Gembloux sont devenues « Villes lumière », un label renouvelable chaque année en fonction des efforts réalisés pour défendre et promouvoir les droits humains dans sa commune.

Sollicitée par Amnesty pour l’adoption d’une motion de soutien en faveur d’une personne menacée, Namur soutient Laisa Santos, menacée de mort car elle défend la forêt amazonienne contre les grands propriétaires terriens. « Notre statut de capitale peut largement influer sur le maintien en vie d’une personne menacée. Il était du devoir de la Ville de s’associer à Amnesty pour cette cause, comme elle l’avait déjà fait pour Aung San Suu Kyi et Ingrid Betancourt », estime l’échevine de l’Egalité des chances, Stéphanie Scailquin. Namur s’est aussi engagée, en signant la charte de l’égalité des chances en 2013, à lutter contre toutes formes de discrimination. Après l’allumage des bougies le 10 décembre aux Jardins du Maïeur et quelques allocutions, une marche aux flambeaux est prévue.